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RDC : le Projet de Budget rectifié de l’exercice 2020 approuvé à 5,7 milliards USD connaît une baisse de 43%

Le projet de Budget rectifié pour l’exercice 2020 connait une régression de 43% des prévisions financières de la Rd Congo. Par rapport au Budget initialement promulgué et arrêté à 18 545 milliards de CDF, soit 10,9 milliards USD au taux budgétaire de 1 687,9 CDF/USD, il se dégage un régression de 43,2%. Il a été examiné et validé au cours de la 50ème réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 25 septembre 2020. Il sera transmis probablement la semaine prochaine à l’autorité budgétaire, à savoir : le Parlement.
En effet, le vice-premier ministre, ministre du Budget a exposé au Conseil le projet de loi de Budget rectificatif pour l’exercice 2020 ainsi que ses annexes. D’après le travail fait sous sa conduite et approuvé par la Commission ECOFIN du Gouvernement, les prévisions budgétaires de l’Etat ont été revues à 10 526 milliards de CDF, soit l’équivalent de 5,7 milliards USD.
Pourquoi le Budget rectificatif est-il nécessaire ?
La majorité des paramètres du cadrage macroéconomiques retenus dans les prévisions budgétaires initiales sont actuellement en déphasage avec la réalité actuelle. C’est le cas notamment du taux de change budgétaire de 1 689,4 CDF/USD tombé en désuétude, le taux de croissance qui a viré à -1,7% et le taux d’inflation qui tend vers les 20% d’ici à la fin de cette année.
Autant ce projet de Collectif budgétaire résout le problème de désuétude de ces agrégats, autant il l’avantage (1) de prendre en compte le programme d’urgence multisectoriel ; (2) de garantir le financement des dépenses contraignantes et les investissements porteurs de croissance ; (3) d’assurer la stabilité de la croissance macroéconomique ; (4) d’assurer la résilience de l’économie face au choc endogène et exogène de COVID-19.
En d’autres termes, ce collectif budgétaire devra permettre au Gouvernement d’accroître les dépenses liées aux besoins sanitaires, de réajuster certains paramètres dont les prévisions des recettes en chute vertigineuse, la croissance en ralentissement inquiétant et le train de vie des institutions qui exercent une forte pression sur les faibles recettes mobilisées.
Adopté en Conseil de ministres, le projet de collectif budgétaire de l’exercice 2020 devrait être transmis, en toute diligence, par le premier ministre au Parlement. La Loi de Finances publiques accorde à la chambre basse du Parlement 40 jours, à dater de la rentrée parlementaire du mois de septembre et le Sénat a 15 jours, pour examiner et adopter ce budget rectificatif. En cas de non – respect de deadline, le Gouvernement sera réputé démissionnaire.
Une hypothèse à exclure, au regard de l’avancement du processus. Même si les membres de la société civile oeuvrant dans les finances publiques élèvent leurs voix pour demander au Gouvernement de respecter ce délai.
Nadine FULA


















