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Economie

RDC : L’inflation recule à 2,5 % en octobre 2025, signe d’un retour progressif à la stabilité des prix

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L’économie congolaise montre des signes tangibles de stabilité, portée par une désinflation marquée et une croissance soutenue.

Selon la mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Calixte Ahokpossi, chef de mission pour la RDC, l’inflation en glissement annuel a ralenti à 2,5 % en octobre 2025, un niveau bien inférieur à la cible de 7 % fixée par la Banque Centrale du Congo (BCC).

Cette évolution témoigne d’un apaisement durable des tensions inflationnistes, dans un contexte où la croissance économique demeure robuste, avec un PIB réel projeté à plus de 5 % en 2025 et 2026.

Le recul de l’inflation s’explique principalement par la forte appréciation du Franc congolais, consécutive à la mise en œuvre de mesures prudentielles sur les réserves obligatoires des dépôts en devises des banques commerciales.

Ce renforcement monétaire a conduit le Comité de politique monétaire à abaisser le taux directeur à 17,5 % début octobre, après plus de deux ans de stabilité à 25 %.

« Cette forte baisse de l’inflation est en grande partie due à une appréciation du Franc congolais et à une gestion prudente des politiques monétaires et budgétaires », a souligné M. Ahokpossi dans un communiqué publié à Washington.

Le FMI encourage toutefois les autorités congolaises à renforcer la transparence et la communication autour des interventions sur le marché des changes, afin de préserver la confiance et la stabilité des prix.

Malgré la persistance du conflit armé dans l’Est du pays, qui continue de peser lourdement sur les finances publiques, la RDC affiche une discipline budgétaire soutenue.

Grâce à une meilleure mobilisation des recettes et à la rationalisation des dépenses, le déficit budgétaire intérieur est resté en deçà du plafond programmé à fin juin 2025.

Les efforts du Gouvernement pour réduire les subventions non ciblées, notamment sur les carburants du secteur minier, et pour recentrer les dépenses sur les priorités sociales et sécuritaires, ont contribué à maintenir l’équilibre budgétaire sans compromettre la stabilité des prix.

Le FMI a salué les progrès réalisés dans la modernisation de la gestion des finances publiques, notamment la mise en place du Compte unique du Trésor, la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses, et l’opérationnalisation de la Direction générale du Trésor.

Ces réformes, combinées à un renforcement de la coordination entre politiques budgétaire et monétaire, devraient consolider la stabilité macroéconomique et créer un environnement plus favorable à l’investissement privé.

Tout en se félicitant de la maîtrise de l’inflation, la mission du FMI souligne la nécessité de maintenir la prudence budgétaire et d’accélérer les réformes structurelles pour renforcer la résilience économique.

L’objectif, selon le Fonds, est de traduire cette stabilité en une croissance plus inclusive, capable de soutenir la création d’emplois et de réduire la vulnérabilité des ménages face aux chocs économiques et climatiques.

L’examen du dossier de la RDC par le Conseil d’administration du FMI est prévu pour décembre 2025, en vue de valider la deuxième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la première revue du programme pour la résilience et la durabilité (FRD).

Mitterrand MASAMUNA

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