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RDC : 35,5 milliards de CDF levés sur le marché financier local au 21 janvier 2020

Le Gouvernent congolais a déjà levé 35,5 milliards de CDF (soit 20,3 millions USD) sur le marché financier local. Ce, au terme de trois premières émissions des bons du trésor de janvier 2020.
D’après les résultats des adjudications rendus publics par le ministère des Finances et analysés par Zoom Eco, les 35,5 milliards de CDF représentent près de 85% des prévisions de cette période arrêtées à 42 milliards de CDF.
En effet, pour la première émission du 7 janvier dernier, 13,5 milliards de CDF ont été empruntés sur un total de 15 milliards de CDF.
La deuxième émission intervenue le 14 janvier a permis au Gouvernement de disposer de 15 milliards de CDF représentant le 100% du montant total de l’adjudication.
La troisième émission du 21 janvier, l’État a capté 7 milliards de CDF sur un total prévisionnel de 12 milliards de CDF.
Il y a lieu de souligner que pour l’ensemble du premier trimestre, le Gouvernement attend emprunter 194 milliards de CDF sur le marché financier congolais.
A RE(LIRE) : Bons du Trésor, 194 milliards de CDF à mobiliser entre janvier et mars 2020
Le ministère des Finances a annoncé, il y a peu, un montant global annuel de 350 milliards de CDF, soit 200,34 millions de dollars américains au taux de change budgétaire de 1 747 CDF le dollar américain.
Autant le Gouvernement et la banque centrale du Congo veillent au remboursement de l’argent des prêteurs locaux en garantissant les équilibres fondamentaux du cadre macro-économique, autant les les souscripteurs qui sont les banques, les sociétés d’assurance et autres placeurs institutionnels font davantage confiance à l’Etat congolais qui ne cesse de consolider sa crédibilité dans ce marché financier local de plus en plus dynamique.
En rappel, cet endettement à court terme de l’État auprès des opérateurs privés de la Rd Congo a l’avantage immédiat de permettre au Gouvernement couvrir le gap du trésor public en dehors des grandes échéances fiscales pourvoyeuses des recettes en laissant le niveau des dépenses ainsi que celui des soldes budgétaires.
Eric TSHIKUMA
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