Finance
RDC : 9.139 milliards de CDF d’engagements au 3e trimestre 2026, les salaires et dépenses exceptionnelles en premier poste

Le ministère du Budget a arrêté à 9.139,19 milliards de francs congolais le Plan d’engagement budgétaire (PEB) de la République démocratique du Congo pour le troisième trimestre 2026, couvrant la période du 1er juillet au 30 septembre 2026. Ce montant représente environ 24,5 % du budget annuel voté, fixé à 37 336,10 milliards de francs congolais.
Le document élaboré par la Direction du contrôle budgétaire et daté du 29 juin 2026, détaille les crédits que l’État entend engager au cours du troisième trimestre, par grandes rubriques de dépenses.
Avec une enveloppe de 3.430,73 milliards de francs congolais, les rémunérations constituent le principal poste du Plan d’engagement budgétaire (PEB) du trimestre. Elles représentent près de 37,5 % du PEB trimestriel.
Le deuxième poste est constitué des dépenses exceptionnelles sur ressources propres, auxquelles le ministère du Budget réserve 2.072,17 milliards de francs congolais, soit environ 22,7 % du PEB. Le fonctionnement des ministères mobilise pour sa part 948,70 milliards de CDF, tandis que 398,75 milliards sont consacrés au service de la dette publique.
Avec de telles statistiques, la structure du PEB du troisième trimestre traduit ainsi une priorité accordée aux charges salariales, au fonctionnement de l’État, aux dépenses exceptionnelles et au respect des engagements financiers de l’État.
Sur les 9.139,19 milliards de CDF programmés pour le trimestre, les seules rémunérations et dépenses exceptionnelles représentent ensemble 5.502,90 milliards de CDF, soit environ 60,2 % de l’enveloppe.
Cette configuration laisse une marge relativement limitée pour les investissements, alors que ceux-ci constituent un levier essentiel pour soutenir la croissance, les infrastructures et la transformation économique.
L’enveloppe intervient dans un contexte où la maîtrise de la masse salariale constitue l’un des principaux enjeux de la gestion des finances publiques, notamment au regard de l’élargissement continu des effectifs de l’administration et des forces de défense et de sécurité.
Plus de 205 milliards de CDF pour la péréquation
Le document prévoit également 205,48 milliards de CDF pour le Fonds de péréquation, destiné au financement des investissements dans les provinces. Les investissements sur ressources propres bénéficient de 303,23 milliards de CDF, auxquels s’ajoutent 168,20 milliards de CDF pour les investissements sur transferts aux provinces et entités territoriales décentralisées (ETD).
La rubrique consacrée aux interventions économiques, sociales, culturelles et scientifiques reçoit 262,97 milliards de CDF, tandis que les frais financiers sont plafonnés à 189 milliards de CDF.
Au 29 juin 2026, les engagements enregistrés dans les différentes rubriques atteignent 20.082,10 milliards de CDF, sur un budget annuel voté de 37 336,10 milliards de CDF. Un taux d’engagement d’environ 53,8 %. Les crédits encore disponibles s’établissent à 17.254 milliards de CDF, soit environ 46,2 % du budget annuel.
Toutefois, certaines rubriques présentent des engagements supérieurs aux crédits votés, ce qui se traduit par des disponibilités négatives. C’est notamment le cas du fonctionnement des ministères, avec des engagements de 4 371,98 milliards de CDF contre un budget annuel voté de 3.048,70 milliards, soit une disponibilité négative de 1.323,29 milliards de CDF.
La même situation apparaît pour les charges communes, le financement des réformes, les interventions économiques, sociales, culturelles et scientifiques ainsi que les investissements sur ressources propres.
Avec un budget annuel de 37.336,10 milliards de CDF, la RDC prévoit donc d’engager 9 139,19 milliards de CDF au troisième trimestre 2026, après avoir déjà enregistré 20.082,10 milliards de CDF d’engagements au 29 juin. La trajectoire d’exécution budgétaire devra désormais concilier la pression des dépenses courantes avec la nécessité de préserver les ressources destinées à l’investissement et au développement.
Olivier KAFORO
























