Finance
RDC : au troisième trimestre 2026, l’Etat prévoit d’engager près de 6 milliards USD

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) s’apprête à engager 13.538,6 milliards de francs congolais, soit environ 5,97 milliards de dollars américains, au cours du troisième trimestre 2026. Cette enveloppe, arrêtée par le ministère du Budget dans le cadre du Plan d’engagement budgétaire (PEB), fixe les plafonds de dépenses autorisés entre le 1er juillet et le 30 septembre 2026.
Le Plan d’engagement budgétaire renseigne que sur un budget annuel de 37.336,1 milliards de francs congolais ( près de 16,45 milliards USD), les administrations publiques avaient déjà engagé 20.082,1 milliards de CDF (8,85 milliards USD) à la fin du premier semestre. Les crédits encore disponibles atteignent 17.254 milliards de CDF, soit 7,60 milliards USD.
Le Plan d’engagement budgétaire confirme que la sécurité nationale demeure la priorité du Gouvernement. Dans cette optique, le ministère de la Défense nationale bénéficie de 2.343,3 milliards de CDF, soit 1,03 milliard USD, représentant de loin la plus importante enveloppe trimestrielle.
Quant au ministère de l’Intérieur et Sécurité, il reçoit 815,4 milliards de francs congolais (359 millions USD), tandis que le Pouvoir judiciaire, lui, dispose de 157,2 milliards de CDF (69 millions USD).
La part que représente ces allocations traduit la volonté de l’État congolais de poursuivre les opérations de sécurisation du territoire tout en consolidant le fonctionnement des institutions judiciaires.
Les investissements sociaux demeurent soutenus
Le Gouvernement maintient également un effort important en faveur des secteurs sociaux. Ainsi, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté bénéficie de 1.324,3 milliards de CDF, soit 583 millions USD, l’une des plus fortes allocations du trimestre.
Le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention reçoit 575,9 milliards de CDF, soit 254 millions USD, afin d’assurer la continuité des programmes sanitaires et le fonctionnement du système de santé.
Le ministère des Finances dispose d’une enveloppe de 1.122,1 milliards de CDF, correspondant à 495 millions USD. Cette dotation doit notamment soutenir les opérations de mobilisation des recettes, la gestion de la trésorerie et l’exécution des engagements financiers de l’État.
Concernant les principales institutions politiques du pays, ils bénéficient également de crédits importants. La Présidence de la République se retrouve avec 245,9 milliards de CDF (108 millions USD). Une enveloppe de 176,6 milliards de CDF (78 millions USD) pour la Primature. L’Assemblée nationale bénéficie d’une allocation de 133,9 milliards de CDF (59 millions USD) et le Sénat se voit attribuer 82,4 milliards de CDF (36 millions USD).
Le ministère des Infrastructures et Travaux publics reçoit 190,8 milliards de CDF, soit 84 millions USD. Les secteurs de l’agriculture, des transports, du numérique, de l’énergie, des mines, de l’industrie et des affaires sociales bénéficient également de crédits destinés à soutenir la diversification de l’économie et la modernisation des services publics.
Une exécution budgétaire sous contrôle
Il sied de noter qu’un Plan d’engagement budgétaire ne constitue pas un décaissement immédiat, mais plutôt un plafond d’engagement permettant au Gouvernement de maîtriser le rythme d’exécution du budget en fonction des ressources effectivement mobilisées.
Avec près de 6 milliards USD programmés pour le troisième trimestre, l’Exécutif national confirme une stratégie budgétaire axée sur trois priorités. Notamment la consolidation de la sécurité, la protection des dépenses sociales et la préservation de la stabilité macroéconomique.
Dans un contexte marqué par la poursuite des réformes des finances publiques et les exigences des partenaires techniques et financiers, la capacité du Gouvernement à exécuter efficacement ces crédits constituera un indicateur majeur de la performance budgétaire de la RDC au second semestre 2026.
Olivier KAFORO
























