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Economie

RDC : l’inflation atteint 2,9 % au deuxième trimestre 2026

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La République démocratique du Congo (RDC) a maintenu un cadre macroéconomique globalement stable au deuxième trimestre 2026, malgré des pressions inflationnistes liées à la hausse des prix du carburant et des coûts logistiques. Les derniers indicateurs montrent une inflation contenue, une relative stabilité du franc congolais et un renforcement des réserves internationales, confortant les marges de manœuvre de la Banque centrale du Congo (BCC). C’est ce qui ressort de la réunion du Comité de Politique Monétaire tenue ce vendredi 17 juillet 2026 à Kinshasa.

En effet, au terme du deuxième trimestre, le taux d’inflation en glissement annuel s’est établi à 2,9 %, contre 2,2 % au trimestre précédent.

En cumul annuel, l’inflation a atteint 4,8 % à fin juin, contre 2,3 % à fin mars.

Selon le Gouverneur de la BCC, cette progression s’explique principalement par la hausse des prix des carburants à la pompe, l’augmentation des coûts logistiques des produits importés ainsi que les anticipations des opérateurs économiques.

Sur le marché des changes, il a souligné que la monnaie nationale est restée globalement stable. À fin juin, le taux de change s’est établi à 2.244,0 francs congolais pour un dollar américain sur le marché interbancaire, contre 2.328,62 CDF/USD sur le marché parallèle.

Par rapport à fin mars, le franc congolais s’est apprécié de 1,95 % sur le marché interbancaire, tandis qu’il a enregistré une légère dépréciation de 0,83 % sur le marché parallèle, illustrant une évolution maîtrisée malgré un contexte économique marqué par les tensions sur certains prix.

Cette stabilité s’est accompagnée d’un renforcement des réserves internationales. Celles-ci ont progressé de 477,30 millions de dollars américains au cours du trimestre pour atteindre 8,184 milliards USD à fin juin 2026, représentant 3,12 mois de couverture des importations de biens et services. Ce niveau constitue un facteur important de résilience face aux chocs extérieurs et contribue à soutenir la stabilité du taux de change.

Face à cette évolution de la conjoncture, la Banque Centrale du Congo poursuit une politique monétaire prudente. La réduction du taux directeur a été décidée de manière à maintenir un taux d’intérêt réel positif par rapport aux perspectives d’inflation, afin de préserver la crédibilité de la politique monétaire tout en soutenant l’activité économique.

Parallèlement, l’Institut d’émission introduit une maturité plus longue pour les Bons BCC, avec l’objectif de renforcer la gestion de la liquidité bancaire. Cette mesure vise notamment à absorber durablement les excédents de liquidités circulant dans le système financier, tout en consolidant les conditions nécessaires au maintien de la stabilité macroéconomique.

Ces indicateurs traduisent ainsi une économie congolaise qui conserve des fondamentaux relativement solides, malgré les effets de la hausse des prix internationaux et des coûts d’importation, offrant à la BCC une marge d’action pour poursuivre l’assouplissement graduel de sa politique monétaire sans compromettre la stabilité des prix.

AGNES KAYEMBE

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