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RDC : digitalisation, l’alternative efficace pour inciter un plus grand nombre à l’épargne

Chaque 31 octobre de l’année, le monde célèbre la Journée Internationale d’Epargne. Une journée dédiée à la sensibilisation pour inciter la population à la culture d’épargne.
A Kinshasa, une conférence de presse a été organisée pour pousser les professionnels de médias à agir davantage pour la sensibilisation sur l’éducation financière.
Cette célébration s’est déroulée dans le strict respect de gestes barrières en cette période de pandémie à coronavirus.
Un accent particulier est mis sur le jeune et la femme pour les inciter à épargner dans les institutions de microfinance et les banques. Ces deux catégories sont également les meilleurs canaux pour faire la promotion de l’épargne.
Enfin, c’est aussi une occasion pour pousser les institutions de microfinance à innover dans l’offre de produits et services.
En RDC, s’il est vrai que le nombre d’épargnants a augmenté, il y a encore beaucoup d’efforts à fournir. Des efforts pour franchir des obstacles qui empêchent les congolais à épargner.
Il s’agit notamment d’une faible rémunération, faible accès à l’éducation et exigence aux clients d’avoir un solde minimum avant d’épargner.

La solution, d’après Emmanuel Bakatupanga, premier orateur de la journée, c’est d’offrir des produits d’épargne de proximité répondant aux besoins réels de la population.

Pour Jean Kabongo, deuxième orateur de cette célébration, la solution serait aussi dans le digital.
Avec la pandémie à coronavirus, la finance digitale devient un impératif. Le téléphone portable est un meilleur canal pour faciliter cette digitalisation.
La vision de l’association nationale des institutions de microfinance (ANIMF) est de faire que tous ses membres s’inscrivent dans la ligne droite de la digitalisation. Déjà l’ANIMF se félicite des pas enregistrés dans ce sens: c’est une institution de microfinance qui a mis en place le réseau d’agents bancaires.
Aussi, le crédit mobile a été mis en place par une IMF.
Michaël Mukendi de ProcFin, a insisté sur la proximité entre les institutions de microfinance et les clients. Les IMF ont la vocation de prendre en charge la population qui ne peut accéder aux services bancaires traditionnels.
Il a suggéré que les IMF et les banques développent l’interopérabilité càd le client d’une IMF et ou banque X peut interagir avec une autre IMF ou banque Y.
Et pour sécuriser l’épargne via la digitalisation, il faut d’abord une formation de l’éducation financière de clients. Et il y a des systèmes de sécurité mis en place pour protéger les épargnants.
Nadine FULA
















