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Finance

RDC : les services d’assiette ont mobilisé 5.631,4 milliards de CDF au premier trimestre 2026

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Les finances publiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont affiché une mobilisation appréciable des recettes au cours du premier trimestre 2026, bien que l’équilibre budgétaire reste sous pression.

Selon la dernière note de conjoncture de la Banque Centrale du Congo, les services d’assiette ont mobilisé 5.631,4 milliards de francs congolais (CDF), soit plus de 2,2 milliards de dollars américains au cours des trois premiers mois de l’année 2026.

Cette performance traduit une dynamique relativement soutenue de la collecte des ressources internes, dans une dynamique marquée par les efforts de réforme de l’administration fiscale et douanière. Toutefois, elle demeure insuffisante pour couvrir le niveau des dépenses publiques engagées sur la même période.

En effet, les dépenses de l’État se sont élevées à 7.210,0 milliards de CDF au cours des trois premiers mois de l’année, creusant ainsi un déficit budgétaire de 1.578,6 milliards de francs congolais (CDF).

Ce déficit, bien qu’important, reste néanmoins inférieur aux prévisions établies dans le plan de trésorerie, qui tablaient sur un gap de 3.288,3 milliards de CDF.

Cette situation traduit une exécution budgétaire plus maîtrisée qu’anticipée, même si les tensions de trésorerie persistent.

D’après la Banque centrale, le besoin de financement a été couvert principalement par le recours aux émissions de titres publics ainsi que par d’autres mécanismes de financement jugés sains.

Dans le contexte économique actuel de la RDC, encore marqué par des défis structurels, notamment la dépendance aux recettes extractives et les besoins croissants en dépenses liées au paie des agents et fonctionnaires de l’Etat et d’investissement, ces résultats mettent en lumière la nécessité de poursuivre les efforts d’élargissement de l’assiette fiscale et de rationalisation des dépenses publiques.

À moyen terme, le maintien de l’équilibre des finances publiques dépendra de la capacité des autorités à renforcer la mobilisation des recettes internes tout en maîtrisant le rythme des dépenses, dans un environnement économique national et international en constante évolution.

Mitterrand MASAMUNA

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