Finance
RDC : seuls 53,3% de 1,4 milliard USD du Plan de réponse humanitaire 2026 mobilisés

La crise humanitaire en République démocratique du Congo continue de susciter de vives inquiétudes au sein des Nations-Unies.
Selon un récent rapport présenté par le Groupe d’experts de l’ONU, le Plan de réponse humanitaire (PRH) 2026, évalué à 1,4 milliard de dollars américains, n’est financé qu’à hauteur de 53,3 %, alors que les besoins humanitaires demeurent considérables.
Au cours des échanges consacrés à la situation en RDC, les experts ont souligné que près de 27 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire, illustrant l’ampleur de la crise qui affecte plusieurs provinces du pays.
Cette situation est davantage aggravée par la récente déclaration d’une épidémie de maladie à virus Ebola, qui complique les opérations humanitaires.
D’après les Nations-Unies, les mesures mises en place pour limiter la propagation de la maladie, notamment la fermeture de certaines frontières et les restrictions de mouvements, entravent l’acheminement de l’aide aux populations vulnérables.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC ainsi que d’autres responsables onusiens ont insisté sur la nécessité d’un soutien accru de la communauté internationale afin de combler le déficit de financement du plan humanitaire et de permettre aux organisations humanitaires de poursuivre leurs interventions.
Lors des discussions, plusieurs délégations ont également attiré l’attention sur les défis sécuritaires qui compliquent les opérations sur le terrain.
La Colombie a notamment relevé que les risques liés à l’épidémie d’Ebola s’ajoutent aux contraintes déjà existantes, notamment les restrictions d’accès dans les zones sous le contrôle de groupes armées, les difficultés de trésorerie, la désinformation ainsi que divers obstacles logistiques.
De son côté, Bahreïn a plaidé pour un renforcement de l’appui international aux autorités congolaises, à l’ et aux partenaires humanitaires engagés dans la riposte contre Ebola.
La délégation a estimé qu’un soutien accru est indispensable pour améliorer les capacités des communautés affectées à faire face aux conséquences sanitaires et humanitaires de l’épidémie.
Les Nations-Unies rappellent que la RDC demeure l’un des pays confrontés aux besoins humanitaires les plus importants au monde, en raison de la combinaison des conflits armés, des déplacements massifs de populations, de l’insécurité alimentaire, des épidémies récurrentes et des effets des changements climatiques.
Dans ce contexte, les experts appellent les bailleurs de fonds internationaux à accélérer leurs contributions afin de garantir la continuité des opérations humanitaires et l’assistance aux millions de personnes en situation de vulnérabilité.
Mitterrand MASAMUNA
























