Santé
JMP 2026 : un front uni pour briser le cycle mortel du paludisme en RDC

Chaque 25 avril, le monde célèbre la Journée Mondiale du Paludisme.
En République Démocratique du Congo, la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (JMP) a eu lieu ce 25 avril 2026 les installations de l’Institut National des Arts (INA). Ce qui a marqué un tournant décisif dans la riposte nationale sous le thème : « Maintenant nous pouvons, maintenant nous devons ».

Cette année, l’accent a été mis sur la responsabilité collective et l’action communautaire durable, sous l’égide du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) et ses partenaires comme FHI 360, SANRU et du partenaire PATH.
Cette mobilisation de haute facture a été rendue possible grâce à la synergie d’acteurs majeurs aux côtés du PNLP, notamment le projet EpiC (financé par le Département d’État américain et mis en œuvre par FHI 360), ainsi que le soutien stratégique de l’OMS, Fonds Mondial, SANRU, Jhpiego et tant d’autres. Ensemble, ces partenaires ont réaffirmé leur détermination à soutenir la RDC dans l’éradication d’une maladie qui demeure, malgré les avancées technologiques, un défi de souveraineté sanitaire majeur pour le pays.
L’urgence est absolue car les chiffres glacent le sang : avec près de 18.000 décès annuels, le paludisme n’est pas qu’une statistique, c’est une tragédie qui fauche nos forces vives, en particulier les jeunes enfants et les femmes enceintes. Les communautés doivent prendre conscience que chaque retard de diagnostic et chaque recours exclusif à la médecine traditionnelle sont des risques mortels.
Malgré l’arrivée d’innovations porteuses d’espoir comme le vaccin R21/Matrix-M, le paludisme continue de prospérer là où la vigilance faiblit, entraînant des conséquences socio-économiques dévastatrices qui emprisonnent des familles entières dans la précarité et la maladie.

Face à cette menace, l’heure n’est plus à la passivité mais à une interpellation citoyenne rigoureuse : l’assainissement de notre environnement et l’usage systématique de la moustiquaire imprégnée sont nos meilleures armes de défense.
La technologie et les financements internationaux ne suffiront pas sans un changement radical de comportement au sein de chaque ménage congolais. Briser le cycle de transmission est une responsabilité collective. Il s’agit de transformer chaque parcelle en un rempart contre les moustiques pour que les kits de protection distribués et les efforts des soignants ne soient plus de simples pansements, mais les piliers d’une victoire durable pour la santé de la nation.
Nadine FULA






















