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Afrique subsaharienne : la RDC attendue à 5,9 % en 2026, une croissance solide dans une région en recomposition

L’Afrique subsaharienne confirme une trajectoire de croissance globalement résiliente, dans un contexte international encore incertain.
Selon les dernières projections du Fonds monétaire international publiées en avril 2026, la région devrait afficher une progression de 4,3 % en 2026, après 4,5 % en 2025, avant un léger redressement à 4,4 % en 2027.
Dans cet ensemble, la République démocratique du Congo se distingue par une dynamique robuste. Sa croissance est attendue à 5,9 % en 2026, contre 5,7 % en 2025, avant une stabilisation autour de 5,4 % à l’horizon 2027. Cette performance s’inscrit dans la continuité d’un cycle soutenu principalement par le secteur minier, mais également par une demande intérieure relativement dynamique.
L’Afrique de l’Est en tête, l’Ouest plus contrasté
Au-delà du cas congolais, le rapport du FMI met en évidence une hiérarchie claire des moteurs de croissance.
L’Afrique de l’Est confirme son statut de pôle le plus dynamique. L’Éthiopie affiche une croissance élevée, estimée à 9,2 % en 2026, malgré un ralentissement anticipé à moyen terme. L’Ouganda suit avec 7,5 %, porté par les investissements publics et la vitalité du secteur des services.
En Afrique de l’Ouest, la croissance reste solide mais plus hétérogène. La Côte d’Ivoire (6,2 %) et le Bénin (7,0 %) tirent leur épingle du jeu grâce aux investissements dans les infrastructures et à l’agro-industrie. À l’inverse, le Sénégal enregistre un net ralentissement à 2,2 % en 2026, traduisant des ajustements liés à ses projets énergétiques.
Des grandes économies en soutien, mais à rythme modéré
Les grandes économies du continent jouent un rôle stabilisateur, mais avec des performances plus mesurées. Le Nigeria (4,1 %) et le Ghana (4,8 %) bénéficient d’un environnement externe plus favorable, notamment grâce à la détente des prix et à des politiques macroéconomiques plus rigoureuses.
À l’inverse, l’Afrique du Sud reste à la traîne avec une croissance limitée à 1,0 %, pénalisée par des contraintes structurelles persistantes, notamment dans les secteurs de l’énergie et de la productivité.
Des trajectoires atypiques et des défis structurels
Le rapport met également en lumière des situations contrastées. Le Botswana rebondit à 4,7 % après une contraction en 2025, tandis que la Guinée équatoriale reste en territoire négatif, illustrant les vulnérabilités des économies fortement dépendantes des hydrocarbures.
Dans l’ensemble, ces projections traduisent une réalité nuancée : la croissance est bien présente, mais elle demeure inégale et encore insuffisamment inclusive dans plusieurs pays.
Pour le FMI, l’enjeu central reste désormais la transformation de cette dynamique en une croissance durable, capable de créer des emplois, d’élargir les bases productives et de renforcer la résilience face aux chocs extérieurs.
Flory MUSISWA




















