Développement
RDC : les consultations énergétiques visent l’atteinte de 62 % à l’horizon 2030

Le programme « COMPACT ÉNERGÉTIQUE DE LA RDC », dédié au thème du Compact énergétique de la République Démocratique du Congo, s’est bel et bien clôturé, le jeudi 19 décembre 2024, après deux jours de discussions et échanges fructueux et de partages d’idées novatrices.
Cet événement, qui a rassemblé des experts, des acteurs institutionnels et des responsables gouvernementaux, a marqué une étape significative dans la mise en œuvre de stratégies pour la transition énergétique du pays.
Sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, cette rencontre a permis de mettre en lumière les défis et opportunités liés à la modernisation du secteur énergétique en RDC.
Parmi les sujets abordés figuraient les initiatives de financement, les partenariats internationaux, et les projets d’infrastructure pour accroître l’accès à l’énergie durable sur tout le territoire national.
Appuyé par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), ce programme a offert une lueur d’espoir à la population congolaise en particulier et africaine en général, sur la couverture énergétique.
Après une succession des panels, exposés et échanges, les principaux acteurs de ce secteur ont été en choc d’idées pour l’accès à l’énergie pour tous, avec en toile de fond les mécanismes de la mise en œuvre du programme compact énergétique de la RDC.
Ces consultations de deux jours, tenues du 18 au 19 décembre 2024, à Kinshasa, ont été aménagées par l’Unité de Coordination et de Management des projets, du ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Electricité.
La perspective d’augmenter le taux de l’accès à l’électricité en République Démocratique du Congo pour la population a été le principal point au centre de l’atelier des consultations de principaux acteurs de ce secteur.
Parlant au nom de la Première Ministre, le Vice-Premier Ministre et Ministre du Plan, Guylain Nyembo, a procédé au lancement de cette activité pour la mise en œuvre du programme « COMPACT ENERGETIQUE de la RDC ».

« Ce vaste et ambitieux programme requiert d’importantes ressources tant humaines que financières se fonde sur les cinq piliers, notamment développer les infrastructures de production et des réseaux de distribution à des coûts compétitifs ; tirer parti des avantages d’une intégration régionale accrue ; adopter des solutions décentralisées en énergie renouvelable et cuisson propre ; mobiliser des investissements privés ; et avoir une gestion publique efficiente et durable. », a-t-il souligné.
Plusieurs autres personnalités de marque ont dû intervenir pendant et l’issue de ces assises. Il s’agit notamment du Ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Electricité, Teddy Lwamba, qui a évoqué qu’il leur a été confié la responsabilité de développer le secteur de l’électricité et aussi de garantir et d’assurer sa fourniture afin de l’avoir fiable, à un coût abordable et durable pour les populations congolaises ainsi pour améliorer les conditions sociales et économiques.
Lui-même, Jean-Pierre Mukadi, Coordonnateur/UCM, a souligné l’importance de l’énergie comme moteur de développement pour le pays. Il a précisé que ce programme va donner un accès à 10 millions supplémentaires à cette échéance. Mais c’est encore insuffisant, puisque ce sera juste 23 %. S’il faut vraiment changer significativement le taux d’accès à l’électricité en République Démocratique du Congo, il faut des efforts énormes.
De son côté, Didier Tsasa, spécialiste Senior Energy de la Banque mondiale, a insisté sur les investissements nécessaires pour moderniser les infrastructures énergétiques et faciliter l’accès aux énergies renouvelables. Il a noté que le secteur de l’énergie est au cœur du développement du pays. Mais pour cela, a-t-il affirm, il y a des actions pour assainir le cadre réglementaire : il faut renforcer les institutions qui contribuent à l’atteinte de ces objectifs, en l’occurrence la Société Nationale de l’Electricité qu’il faudrait renforcer, et enfin pour les futurs projets, on a besoin de l’engagement renforcé de différents partenaires au développement de la RDC.
Il sied de noter que l’accès à l’électricité est actuellement à 21,5 %. L’objectif de ces assises vise donc l’atteinte de 62 % à l’horizon 2030.
Les échanges ont permis de faire émerger des solutions concrètes pour répondre aux besoins énergétiques croissants du pays tout en respectant les engagements climatiques internationaux.
L’événement a également été un point de convergence entre le secteur public et privé, stimulant ainsi une dynamique de coopération pour la mise en œuvre effective des réformes nécessaires.
La clôture a été marquée par un appel à l’action lancé par le représentant de la Première Ministre, Vice-Premier et ministre de Plan, Guylain Nyembo, qui a insisté sur l’urgence de l’adoption rapide des réformes législatives et sur le renforcement de la coopération internationale pour garantir l’efficacité du Compact énergétique.
La rencontre s’est soldée par une note optimiste, avec des engagements forts de la part des parties prenantes pour un avenir énergétique plus vert et inclusif.
Les organisateurs ont chaleureusement remercié tous les participants et partenaires pour leur contribution à la réussite de cet événement, et se sont réjouis des perspectives ouvertes pour l’avenir énergétique de la République Démocratique du Congo.
E. M
























