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Monde : 3.400 milliards USD d’investissements énergétiques attendus en 2026

Les investissements mondiaux dans le secteur de l’énergie devraient atteindre un niveau record de 3.400 milliards de dollars américains en 2026, selon le rapport World Energy Investment 2026 publié par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cette projection illustre la poursuite de la réorientation des financements vers les technologies à faibles émissions de carbone, dans un contexte où la sécurité énergétique demeure une priorité pour de nombreux États.
D’après l’AIE, environ 2.200 milliards USD, soit près des deux tiers des investissements mondiaux, seront consacrés aux réseaux électriques, au stockage de l’énergie, aux carburants à faibles émissions, au nucléaire, aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et à l’électrification.
À l’inverse, près de 1.200 milliards USD continueront d’être investis dans le pétrole, le gaz naturel et le charbon.
Si les combustibles fossiles conservent une place importante dans le système énergétique mondial, les investissements en faveur des technologies bas carbone représentent désormais près du double des financements destinés aux énergies fossiles.
Le rapport souligne que les réseaux électriques et les infrastructures de stockage figurent parmi les segments les plus stratégiques de cette transformation.
La montée en puissance du solaire, de l’éolien, des véhicules électriques et des usages numériques accroît les besoins en infrastructures capables d’assurer la stabilité, la flexibilité et la fiabilité des systèmes électriques.
L’AIE relève toutefois que les investissements dans les hydrocarbures restent significatifs. Les dépenses consacrées au gaz naturel devraient même atteindre leur niveau le plus élevé depuis une décennie, dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la sécurité des approvisionnements énergétiques et aux tensions géopolitiques.
Pour les analystes de l’agence, la transition énergétique mondiale progresse, mais elle s’accompagne encore d’investissements importants dans les énergies fossiles afin de répondre à la demande croissante d’énergie tout en garantissant la sécurité des approvisionnements.
Pour ces derniers, le principal défi des prochaines années sera d’accélérer les financements vers les infrastructures bas carbone sans compromettre la fiabilité des systèmes énergétiques.
Cette dynamique trouve un écho dans l’initiative Mission 300, portée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).
En effet, les deux institutions estiment que près de 90 milliards USD devront être mobilisés d’ici 2030 afin de raccorder 300 millions de personnes supplémentaires à l’électricité en Afrique.
La Banque mondiale prévoit, à elle seule, d’engager jusqu’à 30 milliards USD pour soutenir les infrastructures énergétiques du continent, illustrant l’ampleur des besoins de financement pour accompagner la transition énergétique et élargir l’accès à l’électricité dans les économies en développement.
Flory MUSISWA
























