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RDC : sommet UK-Afrique, la délégation congolaise à Londres sans les dirigeants de Gécamines !

La délégation de la République démocratique du Congo (RDC) a effectué le déplacement de Londres sans une représentation du géant minier congolais. Cette absence remarquée de la Gécamines dans la suite du chef de l’Etat étonne plus d’un congolais, surtout lorsqu’il est clair que dans pareilles circonstances, des vrais contacts d’affaires se prennent.
Avec le London Metal Exchange (LME), Londres passe pour la grande place de négoce minière dans à travers le monde. C’est à la LME que sont fixés les cours de principaux minerais d’exportation de la RDC dont le cuivre, le cobalt et l’or. A ce titre, Londres passe pour la plaque tournante de l’industrie minière mondiale.
Voilà une occasion exceptionnelle au cours de laquelle les autorités congolaises pouvaient donner l’opportunité à la Générale des carrières et des mines (Gécamines) l’occasion de nouer des contacts d’affaires bénéfiques non seulement pour l’essor de l’entreprise minière de l’Etat congolais. Et surtout dans la perspective de la mise en place d’une bourse des matières premières en Rd Congo.
« C’est pourquoi, je saisis cette opportunité pour inviter les entreprises et les capitaines de l’industrie britannique ici représentés, dont l’expertise est avérée, à venir investir en RDC. » #RDC #DRC #InvestirEnRDC pic.twitter.com/EtljbeBDSw
— Présidence RDC 🇨🇩 (@Presidence_RDC) January 21, 2020
Pour bon nombre d’analystes, la rencontre UK-Afrique à laquelle la RDC a pris part et dont les travaux se sont déjà clôturés, était une vitrine mondiale dont devrait se servir le pays de Tshisekedi pour mieux vendre l’image de son industrie minière.
Hélas, déplorent – ils, aucune représentation de l’entreprise minière de l’Etat congolais dans la délégation des entreprises du portefeuille de l’Etat qui a accompagné le chef de l’Etat dans la capitale anglaise. Pas une seule trace du géant minier de la RDC, la Gécamines, moins encore celle de la Minière de Bakwanga de la filière de diamant, ou encore celle de la Sokimo du secteur aurifère.
« Est-ce fait exprès ou un maque de professionnalisme dans la conduite des affaires de l’Etat ? », s’est interrogé un participant qui a requis l’anonymat.
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Erreur tactique ou ignorance des enjeux ?
Entre temps, plusieurs autres entreprises du Portefeuille ont été représentées au forum de Londres. À l’instar des directeurs généraux de la Société nationale d’assurances (Sonas), de l’Office congolais de contrôle (OCC), de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et autres.
« Lorsque le chef de l’Etat se rend à un sommet sans la Gécamines et la Sokimo alors que la rencontre se tient en Grande-Bretagne où les grands du cuivre et du cobalt, Glencore et Barrick Gold qui s’illustre dans l’exploitation de l’or en RDC sont listés en bourse, il y a un problème de vision et une ignorance des enjeux », s’est indigné Franck Fwamba, un spécialiste des questions minières, sur son compte twitter.
L’analyste est ainsi convaincu que le cabinet de Félix Tshisekedi n’aide pas ce dernier à mieux comprendre les gros enjeux de l’industrie minière.
« Le chef de l’Etat est victime des incompétents qui sont nombreux dans son cabinet dans lequel personne ne maitrise en réalité le secteur minier du pays ainsi que les enjeux régionaux et mondiaux ».
Ce qui fait croire à d’autres experts que la RDC a raté une meilleure occasion de faire la promotion de son industrie minière, en marge de la rencontre internationale de Londres.
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Par ailleurs, faudrait -il rappeler, le London Metal Exchange est le premier marché mondial des métaux non ferreux avec 80 % des échanges mondiaux. Seuls les membres sont autorisés à échanger sur le LME, tels que les banques Goldman Sachs, Merrill Lynch, Société générale, Deutsche Bank, Macquarie Bank, Standard Chartered, les entreprises minières Vale, BHP Billiton, Rio Tinto, Teck Cominco, Glencore, ou encore des industriels tels que le fabricant de câbles Nexans ou le sidérurgiste Outokumpu.
Le LME est le marché de référence incontesté de cotation de six grands métaux non ferreux que sont le cuivre, étain, plomb, zinc, aluminium, nickel, auquel s’ajoute depuis 2008 un métal ferreux, l’acier. Ces six métaux non ferreux de base font l’objet depuis 2000 d’un indice, le LMEX.
Cet indice permet aux investisseurs d’échanger des futures et des options sur ces métaux, sans traduire ces opérations financières par des transactions réelles. C’est-à-dire sans réaliser les opérations de stockage et de livraison correspondantes.
Olivier KAMO


















