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RDC : Elections, l’exécution des engagements des partenaires comporte 3 risques !

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L’exécution des engagements financiers, techniques et logistiques des intervenants au processus électoral en cours comporte 3 principaux risques. Ceux – ci sont liés à la qualité et au rythme d’exécution desdits engagements. Prenant le peuple congolais à témoin, la CENI attire l’attention de ses partenaires pour que chacun s’acquitte de ses obligations en temps utile afin de gagner le pari de la tenue des élections au 23 Décembre 2018.

Le premier risque fait tourner la lanterne vers le Gouvernement de la République. Celui-ci s’est clairement engagé à s’acquitter de ses responsabilités quant au financement des élections. Les 45 000 000 d’électeurs inscrits sur les listes électorales en ce jours, procède du seul financement du gouvernement.

Cependant, si ledit financement (503 millions USD) n’est pas rendu disponible au moment où il est requis conformément au rythme des opérations techniques, particulièrement les plus urgentes, le processus en subira certainement un coup.

Le deuxième risque est relatif à l’apparente tergiversation des partenaires techniques et financiers quant à leur participation réelle au financement du processus. En effet, le deadline du 30 Novembre 2017 étant dépassé, la CENI n’a aucune information ni sur la hauteur de l’intervention financière de ses partenaires étrangers ni sur le plan de décaissement de celle-ci.

Si, comme par le passé, ces derniers continuent de multiplier des conditionnalités à leur soutien au processus, pendant que le temps qui s’écoule ne se prête plus à des atermoiements, nul doute qu’une telle attitude influera à coup sûr sur le respect du calendrier.

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Le troisième risque, quant à lui, concerne le soutien attendu de la Monusco aux termes de la Résolution 2348 du Conseil de sécurité de l’ONU. D’après la CENI, s’il advenait un quelconque dysfonctionnement ou rétropédalage dans la planification de l’appui logistique à fournir par la mission onusienne, de telle sorte que son intervention ne puisse plus répondre exactement au rythme des besoins opérationnels au moment et au lieu où il le faut, on pourrait également avoir des raisons de craindre pour le respect du calendrier.

Outre ces risques, la CENI estime que les attitudes des uns et des autres devraient être constructives si réellement ils veulent faire aboutir le processus électoral congolais.

« Une communication maladroite de la part d’un ou plusieurs partenaires peut affecter négativement le processus, étant donné l’environnement de méfiance émotionnelle, qui demande plutôt d’être converti que d’être alimenté et ravivé à la faveur d’un moindre propos inflammable, même si ce dernier n’a aucun fondement plausible. Telle est la réalité du moment. […] Ce souci peut être rencontré si chacun se cantonne dans les limites de ses responsabilités sans vouloir jouer un rôle qui n’est pas le sien », précise – t – elle dans une communication officielle parvenue à Zoom Eco.

Relever ces défis et appeler au respect des compétences des uns et des autres, notamment en ce qui concerne le débat sur la machine à voter, n’a rien d’une prémonition pour le non-respect du calendrier électoral, insiste la CENI.

Zoom Eco

Edito

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