Economie
Mbuji-Mayi : L’essence en baisse, mais les risques de flambée persistent

Le marché de l’essence à Mbuji-Mayi connaît actuellement un épisode de baisse des prix.
Depuis le samedi 13 décembre 2025, le litre se négocie entre 4.300 et 4.500 francs congolais (1,9 USD), contre 5.000 à 6.000 Francs congolais la semaine précédente (2,7 USD). Ce recul, supérieur à 15 % en moyenne, s’inscrit dans un contexte de fluctuations temporaires de l’offre et de la demande locale.
Selon l’Association des importateurs des produits pétroliers, la baisse est liée à une surabondance de l’offre sur le marché, conjuguée à une demande stabilisée, voire légèrement en retrait.
« S’il y a beaucoup d’offres et peu de demandes, le prix doit nécessairement baisser. Il y a eu un afflux sur le marché. », explique Amand Kalengayi Wazembele, représentant de l’Association.
Cette situation a entraîné l’affichage de nouveaux tarifs le long des principales artères de Mbuji-Mayi, variant entre 4.200 et 4.500 Francs, reflétant la compétition entre distributeurs pour attirer les consommateurs.
L’analyse structurelle du marché local suggère que cette baisse pourrait être de courte durée. La rupture du pont de Bukama, survenue la semaine dernière, perturbe fortement la logistique des carburants. Les camions sont bloqués, et plusieurs rails endommagés risquent de céder sous le poids des véhicules chargés.
D’après Amand Kalengayi Wazembele, cette interruption pourrait provoquer une remontée des prix, soulignant la sensibilité du marché aux infrastructures de transport.
Malgré la baisse du prix de l’essence, les tarifs des transports en commun n’ont pas encore été ajustés.
Cette situation crée un décalage temporaire entre coût du carburant et coût du transport, limitant l’effet direct sur le pouvoir d’achat des ménages.
À moyen terme, la volatilité du prix de l’essence pourrait influencer notamment le coût de la vie à Mbuji-Mayi, en raison de l’importance du carburant dans le transport de biens et services. Une influence pourrait aussi s’observer sur la compétitivité des transporteurs. Ces derniers doivent gérer l’incertitude des prix et les interruptions logistiques.
La planification économique locale, notamment pour les importateurs et distributeurs qui doivent anticiper les fluctuations dues à des infrastructures fragiles.
En somme, la baisse actuelle reflète une situation temporaire d’offre excédentaire, mais le marché reste exposé à des risques logistiques et structurels, laissant présager une possible volatilité des prix dans les semaines à venir.
Olivier KAFORO






















