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RDC : La fiscalité minière pourrait générer 5 milliards USD en 2018 !

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La fiscalité minière pourrait générer au Trésor public environs 5 milliards USD (soit 30% des chiffres d’affaires) en 2018. Condition : qu’il n’y ait pas coulage des recettes publiques comme par le passé. C’est l’avis du Directeur Général honoraire du Centre d’Expertise et d’Evaluation des matières précieuses et semi-précieuses (CEEC), Léonide Mupepele. Cet Expert en Mines fonde sa conviction sur la tendance haussière, dès ce premier trimestre de l’année, des cours des matières premières.  

La tonne de cuivre est passée de 4 000 USD à 7 000 USD la semaine dernière. Le cobalt qui se négociait à 20 000 USD la tonne est passée à 70 000 USD au cours de la même période. La RDC, productrice de plusieurs métaux dont les cours sont aujourd’hui en hausse, se voit mieux placée pour bénéficier de ce rebond  grâce notamment à leur demande pour la fabrication des voitures électriques. Une technologie qui devra soutenir davantage cette demande des métaux pendant les quinze prochaines années.

« Notre pays doit s’attendre à une forte demande. Aussi, faudra-t-il remplacer partout au monde des stations d’essence par des bornes électriques, en y plaçant tout un système ou câblage électrique. A l’instar du cobalt dont 80% de stocks fournis sur le marché mondial proviennent de la RDC, la demande en cuivre va exploser. Notre pays peut donc tirer profit de cette majoration des prix, en mettant en place une cellule de réflexion, car je n’en ai jamais vu une à chaque fois qu’il y a eu hausse. Le changement se fera sentir sur le plan fiscal, puisque les recettes peuvent subir un certain accroissement », a déclaré Léonide Mupepele dans une interview accordée au Journal du Citoyen relayé par Forum des As.

D’après lui, c’est l’ensemble du budget de l’Etat 2018 qui devra connaître une hausse. D’où, la nécessité de lutter efficacement contre le coulage des recettes publiques. Léonide Mupepele s’appuie sur l’ancienne loi minière pour illustrer la hauteur du manque à gagner causé par cette pratique.

« Sur le plan fiscal, si tous les droits revenant à l’Etat sont bien canalisés, les caisses publiques seront renflouées. À l’époque, les exportations étaient chiffrées à 10 milliards USD. En principe, c’est 3 milliards USD qui devraient revenir à l’Etat congolais. Mais, c’est juste 1 milliard ou 1,5 milliard USD qu’on pouvait à peine tomber dans les caisses de l’Etat. Suite à la corruption et au manque d’expertise des services mobilisateurs de l’Etat, des privés mieux aguerris leur cachent un certain nombre d’informations et de droits… » 

Avec ce nouveau rebond, Léonide Mupepele est convaincu que les recettes des exportations minières vont s’accroître de 20 à 30% en 2018.

« Elles passeront de 10 ou 12 milliards USD à 15, voire 16 milliards USD. Les 30% des chiffres d’affaires revenant à l’Etat devront se situer à 5 milliards USD, rien que pour les recettes fiscales minières. Malheureusement, il y a coulage de recettes et le trésor ne peut recouvrer que 2,5 milliards USD. L’impact sur le budget devra se faire sentir et l’Exécutif doit pouvoir être capable de financer le processus électoral », a – t – il précisé.

A RE(LIRE) : Mise en œuvre de quatre réformes attendue 2018 !

Voilà, l’étendue du défi à relever par le Gouvernement congolais, à travers ses services spécialisés, pour non seulement avoir des moyens pour financer les élections mais aussi et surtout des investissements dans des secteurs porteurs de croissance durable.

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