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RDC : 100 jours, Félix Tshisekedi jouit de 67% d’opinions favorables (BERCI/GEC)

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Les nouveaux sondages effectués par BERCI et GEC révèlent que Félix Antoine Tshisekedi bénéficie d’environ 67% d’opinions favorables de sa performance en tant que président de la République. Une approbation nettement plus élevée que pour les deux derniers présidents de la RDC après leurs premiers 100 jours en fonction. Allusion faite à Joseph Kabila (44%) en mars 2001 et à Laurent-Désiré Kabila (51%) en août 1997.

Ce dernier sondage de mai s’est tenu 100 jours après l’investiture de Tshisékedi. Durant cette période, il s’est attelé, urgemment, à marquer sa différence en projetant une vision différente et plus engagée de l’État à l’égard de ses concitoyens, ainsi qu’à l’égard des partenaires étrangers.

Sur le plan intérieur, le Rapport BERCI/GEC énumère, à l’actif du nouveau chef de l’Etat :

  • La réouverture de l’espace public et politique qui s’était restreint depuis ;
  • La libération, dès mars 2019, de 574 prisonniers politiques, sur les 700 annoncés précédemment par son gouvernement ;
  • Le remplacement du responsable de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutond, et la décision de fermer de nombreux cachots officieux des services de renseignement;
  • La facilitation du retour des exilés politiques emblématiques dont Moise Katumbi, Jean-Pierre Bemba et Sindika Dokolo ;
  • La réouverture par son gouvernement de plusieurs chaînes de télévision ainsi que des stations de radio fermées sous Joseph Kabila ;
  • L’instruction formelle aux médias gérés par l’État de commencer à accorder du temps d’antenne à l’opposition ;
  • L’autorisation par le gouvernement des rassemblements de l’opposition et de la société civile sans aucune restriction de la part des autorités ; et l’engagement des poursuites judiciaires contre des policiers pour usage disproportionné de la force publique lors d’une manifestation d’étudiants à Lubumbashi.

Sur le plan économique, le nouveau chef de l’Etat congolais Tshisékedi s’est présenté comme le porte-drapeau de la lutte contre la corruption. Il a mis fin à la mauvaise gestion de plusieurs fonctionnaires et représentants para-étatiques, bien qu’aucun procès n’ait été attenté à ce jour.

« Il a également lancé un programme d’investissements d’urgence, promettant de consacrer 304 millions de dollars pendant les 100 premiers jours destinés aux routes, aux écoles, aux centres de santé et aux services de santé, aux réseaux d’électricité, aux ports et à d’autres besoins en infrastructures. Bien que des progrès a aient été accomplis sur ce front et que le président ait assisté à plusieurs cérémonies d’inauguration, il est difficile de tirer des conclusions sur la base de trois mois », indique le Rapport de sondage  BERCI/GEC.

En outre, insiste les sondeurs, le Fond monétaire internationale (FMI) étudie actuellement la possibilité de relancer un programme d’appui budgétaire suspendu depuis 2012.

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Du point de vue diplomatique, Tshisékedi a les mérites d’avoir rouvert, en mars 2019, le Centre européen des visas (centre Schengen), fermé en janvier 2018 pour protester contre la suspension de l’aide belge et les sanctions de l’UE. En même temps, il n’a émis aucune protestation publique contre les sanctions imposées en mars 2019 par le gouvernement des États-Unis à l’encontre de membres de la commission électorale, de la Cour constitutionnelle et de l’Assemblée nationale.

Et de préciser : « en mai 2019, Tshisekedi a relancé le programme de coopération militaire avec le gouvernement belge, qui avait été suspendu en avril 2017. Peut-être, plus important encore, la marge de manœuvre de Tshisekedi est fortement limitée à cause du régime semi-présidentiel du pays. Le premier ministre et le gouvernement étant nommés par le président mais au sein de la majorité parlementaire. »

Pour BERCI et GEC, il s’agit de la première fois, depuis de nombreuses années, que les répondants soient optimistes quant à la direction que prend leur pays. Si elle était à 51% en mars 2019, cette perception a atteint les 61% d’opinion en mai 2019. Ce qui dégage, d’après eux, une augmentation de 34% par rapport à novembre 2017.

Emilie MBOYO

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