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RDC : en vacances parlementaires, Matata Ponyo répond à quatre questions d’actualité au Maniema 

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Le sénateur Matata Ponyo a entamé ses vacances parlementaires à Kindu, le vendredi 28 août 2020. Il a été chaleureusement accueilli par sa base, après plus de cinq mois d’absence à cause de la pandémie à coronavirus qui a frappé la Rd Congo.

Face à la presse, il s’est prononcé sur des questions de l’heure : son plaidoyer en faveur des sinistrés, ses conseils à la population face à la présence de Covid-19 au pays, sa position face à la motion de défiance des députés contre le gouverneur de province et l’affaire Bukangalonzo qui refait surface.

Du plaidoyer mené en faveur des sinistrés

Kindu, ville natale de Matata Ponyo, a récemment connu des inondations qui ont touché plus de 2 000 ménages. En territoire de Kabambare, c’est plus de 3 000 maisons qui ont été détruites par une pluie torrentielle. A cela s’est ajouté un feu de brousse qui a consumé une centaine de maisons dans cette partie de la province du Maniema. Ces catastrophes naturelles ont laissé les sinistrés sans assistances.

A service de cette population, l’homme à la cravate rouge affirme avoir mené un plaidoyer auprès des institutions gouvernementales pour que ces sinistrés bénéficient d’un appui afin d’atténuer leurs peines. 

« Je dois vous dire que, jusque-là, c’est seulement la population de la ville de Kindu qui a bénéficié de résultats de notre plaidoyer auprès du Gouvernement. Parce que c’est uniquement au profit des sinistrés des inondations qui ont bénéficié d’un appui substantiel du Gouvernement centrale. J’avais mené des démarches pour que le paiement d’une indemnité se fasse en faveur des sinistrés de la ville de Kindu inondé par les eaux du fleuve », a indiqué Matata Ponyo Mapon. 

A lui d’insister : « c’est dommage que ceux qui ne font rien pour la population de Kindu et du Maniema se battent pour que ceux qui font quelques chose ne puissent pas venir à Kindu. Ils ont dit que si Matata allait à Kindu, il va contaminer la population. C’est inimaginable pour ceux qui prétendent aimer la population du Maniema. »

Covid-19 exige une attitude responsable

Le sénateur Matata Ponyo poursuit sa campagne de sensibilisation de la population du Maniema pour le respect des gestes barrière à la pandémie à Coronavirus qui est une réalité en Rd Congo et à travers le monde. 

Il n’a pas manqué, dès les premiers instants de sa communion avec sa base, de rappeler la nécessité pour chacun des fils et filles du Maniema à se protéger pour protéger toute la communauté contre cette maladie qui n’épargne personne.

« J’en appelle à la population de la province du Maniema et celle de la ville de Kindu en particulier de ne pas négliger la présence de virus dans notre pays. A ne pas négliger l’importance de se protéger. Il vaut mieux prévenir que guérir, dit-on. Il faut que la population agisse pour éviter la pénétration de ce virus à partir de cette belle ville de Kindu qui veut vivre selon la paix, l’harmonie avec Dieu », a – t – il indiqué.

De la motion de défiance contre le gouverneur

11 députés provinciaux ont signé une motion de défiance contre le gouverneur. Et ils l’ont déposée le 15 juillet dernier à l’Assemblée provinciale créant la fissure entre les députés provinciaux au point d’instrumentaliser la jeunesse de la province. 

Loin de se lancer dans la polémique ou de se ranger du côté d’un camp ou d’un autre, le sénateur Matata Ponyo estime qu’il est impérativement nécessaire de privilégier les intérêts du peuple et ceux de la province dans ce dossier clivant.

« J’en appelle à ceux des députés qui veulent se mettre contre la population du Maniema qu’ils sachent qu’ils sont en erreur et qu’ils seront sanctionnés. Je n’accepterai pas que les députés puissent agir contre la volonté du peuple, de la population du Maniema. Si c’est la volonté de la population qu’il y ait changement, que les députés s’inscrivent sur cette voie la. C’est ça mon point de vue. Et je n’accepterai pas qu’on instrumentalisé la population pour faire des incursions dans un sens comme dans un autre. Dans ce dossier de motion, il faut que les députés suivent la volonté du peuple. Je n’ai pas à leur dire quelle est cette volonté, ils le savent. Ils doivent simplement la suivre », a – t – il indiqué.

Pour le sénateur Matata Ponyo, la population de Kindu et du Maniema devrait être en harmonie avec ceux des acteurs politiques qui aiment sa prospérité et son bien-être. D’où, son attitude vigilante observant qui oeuvrent pour leurs propres intérêts et qui le font pour l’intérêt de la communauté.

A lui d’ajouter : « la volonté du peuple dans ce dossier doit être entendue. Même si il y a des caciques qui s’opposent à la volonté du peuple, tôt ou tard, cette volonté finira toujours par triompher. Je dois vous dire qu’en aucun jour, je dois m’opposer à la volonté du peuple. Je ne serai jamais en harmonie avec ceux que vous appelez caciques de la province qui sont à Kinshasa et qui travaillent contre la volonté de la population de Kindu ou la province du Maniema. »

Du dossier Bukangalonzo

C’est une page d’histoire que Matata Ponyo a rappelé devant la presse locale quelques heures après son arrivée à Kindu. En effet, soutient-il, la modernisation du secteur agricole faisait partie du programme « Révolution de la modernité » du président de la République de l’époque, Joseph Kabila. Et la révolution agricole était un des compartiments dudit programme. 

« A ce titre là, l’implémentation du Parc agro-industriel de Bukangalonzo faisait partie du Programme national agricole. Il n’y a rien qui a été fait de manière improvisée. Cela s’est inscrit dans une logique d’un Programme initié par le chef de l’Etat, lequel a été circonscrit dans un programme national du ministère de l’Agriculture », a souligné l’ex. premier ministre.

Deuxième précision. Le programme de Bukangalonzo n’a pas été géré à la Primature, bien qu’il bénéficiait de l’impulsion, de l’appui solennel du chef de Gouvernement de l’époque, à savoir Matata Ponyo. Cette charge a été confiée à la société Africom Commodities qui a signé un contrat en bonne et due forme avec le Gouvernement.

« Ce contrat n’a pas été signé par la Primature. Ce sont les ministères de l’Agriculture, de l’Industrie, des Finances et celui du Portefeuille représentés par leurs ministres du tutelle respectifs qui ont engagés la République face aux responsables de la firme sud-africaine Africom Comodities. Où se trouve la responsabilité du premier ministre ? », s’est – il interrogé.

L’ex. premier ministre de la République reste convaincu d’avoir fait bénéficié à l’Etat des effets du leadership et de la bonne gouvernance durant son mandat (2012-2016).

Il a évoqué les rapports des institutions internationales illustrant ces acquis jamais réalisés depuis 1960 jusqu’à ce jour. Quoi de plus normal que ses oeuvres palpables soient combattues par ses détracteurs cherchant à tout prix à le détruire dans l’opinion. 

« Norcissez Monsieur Matata sur de choses qui sont vraies. Dans tous les cas, j’ai demandé à ce que les responsabilités soient établis dans ce dossier. Si vous voulez responsabiliser quelqu’un qui n’était pas dans la gestion, cela paraît très rigolo », a – t il laissé entendre.

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