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RDC : grâce au projet PADMPME, plus de 1.938 emplois créés et 1.210 nouveaux produits mis sur le marché

Silikin village de Kinshasa, un grainier de l’entrepreneuriat en République Démocratique du Congo (RDC), a été le cadre choisi par l’Unité nationale de coordination du projet d’appui au développement des micros, petites et moyennes entreprises, (UCP/PDMPME) pour célébrer les champions de l’entrepreneuriat congolais.
La date du 27 juin 2024 a marqué la fin du projet d’appui aux micros, petites et moyennes (PADMPME), un projet pilote du Gouvernement congolais financé par la Banque mondiale avec un portefeuille de 100 millions de dollars dans le but d’accroître les possibilités d’entrepreneuriat et de création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes dans les villes de Kinshasa, Matadi, Goma et Lubumbashi.
Comme lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de présentation et de validation du rapport d’achèvement de ce projet, le Ministre congolais de l’Industrie et de Développement des petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes industries, Louis Watum Kabamba, a rappelé que ce projet du Gouvernement congolais vise notamment la diversification de l’économie nationale et les créations des richesses.
« Cette initiative, mise sur pied par le Gouvernement, avec un appui technique et financier de la Banque mondiale, dans le cadre de sa politique de transformation de l’économie nationale congolaise par sa diversification…
Notre secteur de l’entrepreneuriat a pris de l’épaisseur au sein de la société, avec une dynamique qui ne peut que déboucher sur une éclosion des résultats que nous attendons. surtout, parce que nous y travaillons d’arrache-pied. Cette stratégie vise la transformation de l’économie nationale par la diversification. En peu de mots, elle initie une petite révolution censée aboutir à l’indépendance économique de la RDC dont les fils et filles sont encouragés et appuyés à s’approprier tous les rouages de production, pour la constitution d’un capitale nationale constituée par des congolais créateurs de valeur. », a dit Louis Watum Kabamba, Ministre congolais de l’Industrie.
Loin de son discours protocolaire, celui qui était, avant sa nomination au poste de Ministre de l’Industrie, fervent défenseur du secteur privé, Louis Watum Kabamba a invité les bénéficiaires de ce projet à redoubler d’efforts pour l’apprentissage de nouvelles techniques d’ingénierie financière et de montages financiers.
« Le chemin que vous avez emprunté est noble et long. Ce chemin est difficile, il est rempli d’embûches. Et comme je le disais plutôt ce matin aux entrepreneurs à l’ANADEC, il n’y a rien qui va nous empêcher d’atteindre vos rêves les plus fous. Seulement, il y a un prix à payer. Ce prix est fait de détermination, de persévérance, de la capacité de toujours vous mettre à l’apprentissage et d’apprendre les nouvelles techniques ingénierie financière, des montages financiers. C’est aussi rempli des sacrifices mais également des humiliations que vous allez parfois connaître sur ce chemin. Tous ceux qui ont réussi, qui ont fait ce chemin là, ce n’est pas écrit sur le front. Ils ont parfois encore des plaies béantes qui saignent en eux mais c’est le prix à payer. Et quand vous aurez atteint cette croisière de création de richesses, rappelez-vous d’une chose, le but ultime de faire les affaires n’est pas de faire de l’argent en réalité. Le but ultime c’est créer des richesses et les partager de manière équitable entre toutes les parties prenantes pour plus de justice sociale pour les générations présentes et à venir et pour la plus grande gloire de Dieu. », a-t-il conclu.
Satisfait de l’aboutissement heureux de ce projet pilote du Gouvernement congolais sous sa coordination, Alexis Mangala Ngongo, Coordonnateur national de l’UCP a rappelé que la réalisation de ce projet n’était à aucun cas un fleuve tranquille.
« Il avait aussi beaucoup de difficultés dans ce sens qu’il fallait assurer, à tout moment, un processus transparent et concurrentiel et que toutes les activités devaient se dérouler au même moment dans les quatre villes. Il y a des villes où il y eu moins de PME liées notamment à la situation de Guichet unique de création d’entreprises qui n’existe pas dans certaines villes et où les entrepreneurs ont eu quelques problèmes. Heureusement le Gouvernement provincial, pour le cas de la ville de Matadi, est intervenu pour trouver une solution palliative en regroupant ces jeunes et en leur désignant les cabinets qui s’occupent de leurs formalités. Donc il y a beaucoup de choses qui ont été faites. », a affirmé Alexis Mangala Ngongo.
A la même occasion, ce dernier a révélé que le projet Tranforme, qui est la version améliorée du projet PADMPME, prend le relais avec un objectif de toucher 50.000 micros-entrepreneurs.
« Maintenant le défi est encore plus grand avec le projet « Transforme » qui met en échelle le projet PADMPME qui était un un projet pilote. Je sais qu’il y a beaucoup de demandes, beaucoup d’engouements. Par exemple pour l’identification des femmes micro-entrepreneurs on avait besoin de 50.000 femmes micro-entrepreneurs qui ont été identifiées mais les demandes dépassent les 100.000 femmes micro-entrepreneurs. Donc, nous sommes en train de voir avec le bailleur quelle serait la meilleure façon de gérer cet engouement de façon à ce qu’il n’y ait pas beaucoup de frustrations. », dit-il.
La Banque mondiale, partenaire technique et financier de ce projet, représenté par le responsable du PADMPME à la Banque mondiale, Magueye Dia, a plaidé pour l’amélioration de l’environnement d’affaires en RDC afin de permettre à ces types des projets d’avoir un impact visible sur l’écosystème entrepreneurial de la RDC.
« Il est important de se demander qu’est ce qu’on peut faire pour que ces réussites survives avec le temps. L’environnement des affaires reste un sérieux problème en RDC. J’ai craint que s’il n’y a pas des mesures hardies pour améliorer les choses, malheureusement beaucoup de ces initiatives risquent de disparaître dans le temps. La question de l’administration fiscale reste un problème majeur. On ne peut pas s’occuper à créer de la richesse si on passe la moitié de sa journée à répondre aux sollicitations d’inspecteurs venus de tout bord, réclamer de taxes de toutes sortes qui parfois même ne sont pas justifiées. Il est important qu’on puisse adresser ces questions relatives au fardeau administratif qui pèse sur les entreprises et qui les empêchent de pouvoir grandir et de créer plus de richesse encore. », a-t-il déclaré.
Le projet PADMPME a subventionné 960 jeunes entrepreneurs avec un coût total de 17,8 millions de dollars et 430 petites et moyennes entreprises avec une enveloppe de 24,8 millions de dollars.
S’agissant des retombées de ce projet pilote, la Coordination nationale du PADMPME évoque la création de 1.938 emplois formels, 1.210 nouveaux produits mis sur le marché et 41% des employés recrutés sont des femmes.
Mitterrand MASAMUNA


















