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RDC : hausse des prix de produits de première nécessité, les raisons ne sont pas que monétaires

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La Rd Congo a enregistré, du 9 décembre 2019 au 18 janvier 2020, les variations des prix entrainant une inflation chiffrée à 0,78% contre une dépréciation du taux de change de 0,873%. Cette situation qui n’enchante pas les consommateurs locaux disposant d’un pouvoir d’achat très faible est justifiée par des tant monétaires que structurelles.

Selon les données fournies par le ministère de l’Economie au dernier Conseil des ministres du 24 janvier, il a été constaté, sur le marché des biens et services, la hausse préoccupante des prix de quelques produits de grande consommation tels que sucre, poulets congelés, haricots, mais de graines et autres.

A en croire les experts du ministère des Finances, les raisons de la hausse des prix ne sont pas que monétaires mais aussi et surtout structurelles. Ici, on estime qu’il se pose également des problèmes liés à l’économie. Allusion faite notamment aux routes de desserte agricole pouvant permettre d’évacuer un certain nombre de denrées de grande consommation vers les grands centres de négoce.

D’après la ministre de l’Economie nationale, la hausse de prix du sucre, par exemple, s’explique par la rupture des stocks que connait actuellement Kwilu-Ngongo, la plus importante usine de production de sucre en RDC.

A bien cerner les points de vues des uns et des autres, il y a d’un côté des raisons monétaires et de l’autre, des raisons structurelles liées à l’économie. Ce qui justifierait fait que le peu de ressources dont dispose le Gouvernement soient affectées à la réhabilitation des routes de desserte agricole.

Etant donné que l’évolution des prix au niveau macroéconomique reprend globalement l’évolution générale des prix et le taux de change au cours de la période considérée, il est un fait que le taux de change ne soit pas le seul facteur qui explique l’évolution des prix sur le marché des biens et services.

D’autres facteurs tels que le mauvais état de routes de desserte agricole, la saisonnalité, la rupture des stocks, les anticipations des opérateurs économiques et les conditions climatiques influent sur les prix.

Pour arrêter cette tendance haussière, la ministre de l’Economie, consciente du fait que la hausse des prix est la conséquence d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, a préconisé des mesures conjoncturelles ainsi que des actions de grande envergure pour relancer la production et consolider la croissance.

Dans cette optique, elle a notamment convié les dirigeants de la sucrière de Kwilu Ngongo à une séance de travail ce lundi 27 janvier courant et convié les intervenants au Comité de suivi des produits de premières nécessités à renouveler les accréditations de leurs membres, en vue de la tenue de sa première réunion.

Olivier KAMO

A RE(LIRE) :

RDC : 1,7% de dépréciation monétaire face à 25% de hausse de prix sur le marché

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