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RDC : Kolwezi, 2e étape de la tournée de l’ANAPI pour sensibiliser les entrepreneurs

Après Lubumbashi, la délégation de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), a reuni à Kolwezi les Petites, moyennes, très petites entreprises et industries du Lualaba.
Les deux parties ont échangé à bâton rompu sur les difficultés des entrepreneurs et les avantages qu’offre le Code des investissements.
Les entrepreneurs de tous les secteurs n’ont pas hésité à faire part des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. La plus inquiétante demeure la fiscalité.
« Il y a trop de taxes. Un entrepreneur vient avec un capital de 2500 USD. Il va fonctionner avec une patente. Mais quand vous calculez tout ce que vous avez payé, vous avez plus de la moitié du capital. Il ya trop de taxes. », a-t-elle déploré.

Autant les opérateurs économiques déplorent la multiplicité de taxes, autant les régies financières se plaignent aussi.
« Quand je vais faire le contrôle, ceux qui nous découragent, ce sont les avocats. Et ces derniers ne savent pas bien conseiller les entrepreneurs pour le paiement des impôts. », a-t-elle déclaré à ces assises.
Plusieurs autres questions sont revenues dans les discussions.
Une autre difficulté, c’est l’accès à l’information comme l’a si bien reconnu le Directeur Général de l’ANAPI, Anthony Nkinzo.
Ce dernier a également reconnu cette faiblesse du pouvoir public sur la question de la vulgarisation ds textes.
« C’est aussi une faiblesse du secteur privé d’aller chercher l’information, et cela demande la disponibilité de l’information (elle existe); la qualité de l’information (on en juge), le niveau de recherche de l’information et qui cherche l’information. », a expliqué le patron de l’ANAPI.
Le débat a donc permis à l’ANAPI de mieux cerner les difficultés que rencontrent les petits entrepreneurs et de les sensibiliser à s’approprier les exigences de l’État pour un accompagnement. Parmi ces exigences, la formalisation de leurs entreprises.
Rappelons qu’une délégation de l’ANAPI a séjourné dans le Grand Katanga. Sa mission : échanger avec les opérateurs économiques sur le climat des affaires dans le but d’apporter des amendements au Code des investissements.
En effet, depuis deux ans déjà, l’ANAPI et la Fédérationn des entreprises entreprices du Congo (FEC) envisagent la possibilité de revisiter le Code des investissements.

S’il est vrai que ce Code a apporté quelques avantages en termes d’exonération (exonération des avantages fiscaux, parafiscaux, la possibilité de transférer de fonds), mais 20 ans après sa mise en place, le Code des investissements n’a pas donné totalement les résultats escomptés. D’où la volonté du Gouvernement de le revisiter.
Nadine FULA


















