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RDC : le général Gabriel Amisi nommé inspecteur général des FARDC

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Le général Amisi Kumba dit Tango Four est nommé inspecteur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. L’ordonnance portant cette nomination  a été rendue publique ce 17 juillet 2020 sur les antennes de la RTNC.

Gabriel Amisi remplace à ce poste, le général John Numbi. Et en sa qualité du nouvel inspecteur général des Forces armées, il aura pour mission d’assurer le contrôle de l’application de la loi ; des directives et des instructions relatives au fonctionnement des forces armées.

Il a aussi pour mission de contrôler la gestion rationnelle des ressources humaines et matérielles mises à la disposition des différentes forces; de contrôler et d’exécuter les dotations budgétaires allouées aux forces armées ; de contrôler l’adéquation et la fiabilité du matériel et d’équipements; d’évaluer les performances et les capacités opérationnelles des unités.

Qui est Amisi Kumba ?

Le général de division Gabriel Amisi Kumba (Tango Four) était chef d’état-major des Forces terrestres, de l’armée de la République démocratique du Congo. Amisi était un ancien officier des Forces armées zaïroises (FAZ) qui a été recruté dans l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) en 1996.

Pendant la seconde Guerre du Congo, Amisi était chef d’état-major adjoint chargé de la logistique du Rassemblement pour la démocratie congolaise (RCD-G).

Cette position était à l’origine de son surnom, car T-4 était l’abréviation de sa position. Il a été impliqué par Human Rights Watch dans l’exécution du soldat Joe Lona Bifuko et dans la torture de prisonniers de l’ANC centre de détention des renseignements militaires à Goma en 2001.

Il est devenu célèbre pour la répression d’une mutinerie à Kisangani en mai 2002. Après le massacre de Kisangani, il a commandé une brigade de l’ANC basée à Mbuji-Mayi. En septembre 2002, il aurait participé aux exécutions de 82 civils et combattants Mayi-Mayi à Kindu dans une opération militaire avec les Forces de défense rwandaises.

Le 22 novembre 2012, Amisi a été suspendu de ses fonctions dans les Forces terrestres par le président Joseph Kabila en raison de son rôle présumé dans les ventes d’armes à des groupes rebelles dans l’est du pays, ce qui pourrait avoir impliqué le groupe rebelle M23.

Des sanctions annoncées par les États-Unis le 28 septembre 2016 parce que des unités placées sous son commandement « se seraient livrées à une répression violente des manifestations politiques », notamment des manifestations de janvier 2015 au cours desquelles au moins 42 personnes sont décédées, et ont interdit aux citoyens américains de conclure des transactions financières avec lui.

Ces mesures étaient considérées comme un avertissement au président Joseph Kabila de respecter la Constitution du pays. Les autorités congolaises ont abandonné toutes les poursuites contre lui en juillet 2014.

Avant cette nomination, Amisi était commandant de la première zone de défense, qui couvre la capitale, Kinshasa, ainsi que d’autres provinces occidentales.

Harris KASONGO

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