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RDC : le ministère des Finances appuie l’ARCA à renforcer la solidité et les performances du marché des assurances

Le ministère des Finances assure un encadrement et un appui indéfectible à l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) afin de renforcer la solidité, l’inclusivité et la performance du marché congolais des assurances. Et ce, conformément aux standards internationaux en la matière.
Sele Yalaghuli, ministre exerçant la tutelle, l’a réaffirmé aux membres du Conseil d’administration au cours d’une séance de travail qui a eu lieu le 5 septembre 2020 au siège de cette structure régulatrice à Kinshasa.
« La réforme des assurance a déjà pris son envol maintenant nous devons nous assurer qu’elle prenne la vitesse de croisière. Et nous allons le faire avec vous ensemble. Mon travail, au regard de ce que vous avez fait, c’est de vous consolider », a déclaré Sele Yalaghuli.
En effet, cet engagement étatique réitéré se fonde sur un satisfecit du travail abattu depuis l’ouverture du marché des assurances consacré par l’octroi des premiers agréments aux opérateurs de ce secteur libéralisé.
Il motive l’ensemble du personnel (cadres et agents) oeuvrant au sein de l’ARCA à redoubler d’efforts pour avancer vers la réalisation des objectifs stratégiques de l’Etat congolais relatifs à ce secteur.
.@SYalaghuli dans son mot de circonstance lors de sa visite de travail à l’@RdcArca : “Une société qui ne se remet pas en question, une société qui ne se réforme pas, est appelée à disparaître”. #FinancesRDC #RDC pic.twitter.com/10RRIaaiPe
— Ministère des Finances, RDC (@financesrdc) September 6, 2020
D’après les chiffres provisoires présentés par le directeur général ai. de l’ARCA au ministre des Finances, ce niveau de performance du marché compte plus de 50 millions de USD en primes provenant de la souscription à des produits d’assurance autres que l’assurance automobile. Il est à noter que cet apport significatif des nouveaux opérateurs a été réalisé entre avril et décembre 2019.
Les tendances de 2020, soit du 1er janvier au 30 juin 2020, font déjà état de prêt de 60 % d’augmentation sur l’année précédente, bien qu’affectées par la pandémie de la Covid 19. La structuration de ces primes d’assurances représente 99,5% pour la branche Non-Vie et 0,5% pour la branche vie.
« Depuis l’ouverture, il y a un déplacement qui se fait. Nous quittons largement la zone de 100 millions USD . Et au fur et à mesure que nous évoluons dans le développement du marché, nous pourrons raisonnablement atteindre l’ambition que nous nous fixons de faire rencontrer le marché actuel au marché réel de 800 millions USD des primes émises », a déclaré Alain Kaninda dans son exposé au ministre des Finances.

Pour accélérer la réduction progressive de ce gap afin d’avoir un marché assaini et normalisé, le plus tôt en décembre 2021, l’ARCA affirme avoir mis en place un Plan stratégique sur trois axes.
D’abord, le renforcement du travail de contrôle permanent au niveau des opérateurs. Ensuite, la poursuite de la mise en oeuvre du Programme de lutte contre l’illégalité. Et enfin, la vulgarisation et à la sensibilisation.
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Quant au marché potentiel de primes émises allant de 3 à 5 milliards USD, le directeur général de l’ARCA, soutient qu’il s’agit d’un objectif à long terme (fin 2025), conformément à la vision du chef de l’Etat, que la Rd Congo devrait atteindre pour situer son marché parmi les cinq premiers marchés du continent.
« Je voudrais d’abord vous féliciter pour un fait d’amorçage, pour avoir enclenché cette machine. C’est toujours facile de commencer au sein d’une structure qui a toujours existé. Mais c’est extrêmement difficile de commencer une structure et de la mettre sur orbite de telle manière qu’aujourd’hui, quand on parle de l’ARCA, tout le sait de quoi on parle », a indiqué le ministre des Finances.
Vers un marché assaini et normalisé
A peine lancé par ARCA en mars 2019, le marché est actif et opérationnel. Si les opérateurs sont actifs et ont la capacité d’absorber les risques, les premiers résultats ont permis une mobilisation de recettes pour l’Etat et le marché dispose d’un grand potentiel pour capter les primes.
L’accompagnement sans faille du ministère des Finances consiste également à encadrer l’ARCA dans cette phase d’assainissement du marché pour obtenir l’accélération de sa performance.
Un processus qui passe également par l’arrêt de l’évasion des primes (Art. 286 interdisant la souscription à une assurance directe à l’étranger), la mise en conformité et la restructuration de la SONAS ainsi que la lutte contre les acteurs illégaux.
« Je vais vous accompagner, le temps que je serai au ministère des Finances. Tous les problèmes qui touchent à l’ARCA devraient me concerner personnellement. Allusion faite notamment aux problèmes liés aux ressources humaines pour les régularisations, formations… ; aux problèmes de fonctionnement pour que vous puissiez continuer de travailler dans les meilleures conditions et que vous puissiez donner le meilleur de vous-mêmes afin d’atteindre les objectifs stratégiques. Comme il est dit dans un adage : aidez-moi à mieux vous aider », a rassuré Sele Yalaghuli.
J’ai été ce jour en séance de travail avec le Conseil d’Administration de l’@RdcArca. Je félicite le dynamisme de la Direction Générale pour l’énorme travail abattu en trois années d’opérations. Aucune économie ne peut atteindre son plein potentiel sans le secteur des assurances. pic.twitter.com/S2OePhQmBW
— Sele Yalaghuli (@SYalaghuli) September 5, 2020
Bien plus, il leur a exhorté à travailler d’arrache-pied et ensemble dans la discipline, la convivialité et dans le respect des règles et des autorités établies.
A lui d’insister : « respectez votre directeur général et tous vos directeurs. Et par arborescence, il y aura un climat de convivialité sans lequel vous n’aurez pas à produire les résultats utiles pour lesquels vous travaillez. »
Emilie MBOYO


















