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RDC : Vivement la baisse des prix d’internet !

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Les abonnés s’accordent pour décrier la procédure utilisée et le silence absolu des opérateurs de la téléphonie mobile vis – à – vis de leurs abonnés et du Gouvernement qui se réfère actuellement à l’ARPTC pour avoir des renseignements. Si pour la détermination des prix plancher – prix plafond des appels vocaux je les ai vu, l’an dernier, informer les abonnés en toute transparence, pourquoi ne l’ont – t – ils pas fait pour l’internet ?

C’est de cette incommunicabilité que les rumeurs vont dans tous les sens. Et que des voix s’élèvent à Kinshasa par exemple où des nuits débout sont annoncées à partir de ce samedi 11 juin  afin de revendiquer la baisse de cette tarification. Le député Patrick Muyaya (auteur de la question écrite au Ministre des PT-NTIC), l’Union Nationale de la Presse du Congo à travers son Président Kasonga Tshilunde et même Journaliste en Danger expriment tous le même souhait.

Le caractère indispensable de l’internet pour tout média en ligne est semblable à ce que le carburant représente pour un véhicule. Figurez – vous, la mise en ligne des informations, la tenue des conseils de rédaction virtuelle, la transmission des fichiers (vidéo et audio) pour traitement avant publication, la diffusion en ligne de la radio et de la télévision, sans compter la messagerie et les appels vocaux entre journalistes… Sans internet, cet instrument de travail, rien de tout cela ne peut se faire.

Dès lors, il est difficile d’admettre que là où vous payiez 100 dollars pour avoir un forfait mensuel de 50 GB, vous devez débourser désormais 800 dollars pour le même volume de connexion. Vu la diversité des tarifs, d’autres sont obligés de payer 235 dollars pour 15 GB en lieu et place de 100 dollars.

Dans un paysage médiatique congolais caractérisé par la mutation numérique et où la presse en ligne demeure encore économiquement non rentable, cela risque de plomber cet élan entamé au prix des sacrifices de nombreux professionnels des médias qui s’acquittent de leurs obligations d’informer.

Personnellement, cet état de choses m’indigne et je constate qu’il réduit la capacité des médias à pouvoir informer et celle des internautes de la RDC de s’informer dans les meilleures conditions conformément aux articles 8 de la loi sur l’exercice de la liberté de la presse et 24 de la Constitution de la République Démocratique du Congo.

D’où, la nécessité pour l’état congolais de protéger les droits de ses citoyens en assurant la régulation de cette tarification qui a connue une augmentation vertigineuse dans tous les cas de figure. Autant les prix appliqués actuellement par les opérateurs de la téléphonie mobile sont coûteux pour les consommateurs, autant ils sont asphyxiants pour les organes de presse.

En tant que média et abonné de ce service universel, je ne peux que me tourner vers le gouvernement et les structures compétentes prioritairement l’ARPTC (qui a pour mission de réguler la tarification des services télécoms en RDC) pour qu’une solution soit trouvée le plus rapidement possible.

Pourquoi ne pas ne pas revenir aux coûts initiaux ?

Edito | Eric TSHIKUMAZoom Eco

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