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A Venise, la RD Congo ne sera plus racontée par d’autres

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Tribune-La République Démocratique du Congo à la Biennale de Venise, ce n’est pas une sortie culturelle de plus. C’est un positionnement. À l’heure où l’influence se construit aussi par la culture, Venise est une scène qu’on ne peut pas se permettre d’ignorer.

La Biennale, c’est là où se dessine la carte mondiale de l’art. Quand on est absent, d’autres parlent à notre place. Et on sait ce que ça donne. La RD Congo a trop longtemps été racontée par des regards extérieurs, souvent réducteurs. Ses crises, oui. Mais sa vitalité créative, rarement. Pourtant, ses artistes renouvellent les imaginaires, congolais d’abord, africains ensuite.

À Venise, les pavillons nationaux ne sont pas de simples stands d’exposition. Ce sont des ambassades. L’art y devient langage politique, outil de soft power. Pour un pays qui se bat pour sa dignité et sa souveraineté, cette tribune internationale a un poids réel. Comme le rappelle mon livre La Culture sauve les peuples, « la culture n’est pas un simple divertissement. Elle est une infrastructure invisible. Une force de cohésion, de projection et de souveraineté ».

Je le dis souvent : la RD Congo est un géant culturel qui ne demande qu’à être reconnu. Et il faut saluer l’engagement du Ministère de la Culture, du Gouvernement congolais et la vision du Chef de l’État pour avoir rendu cette participation possible. C’est une fierté, différente, mais tout aussi légitime que les victoires sportives. Le soft power congolais, ce n’est pas seulement le football ou la musique. C’est un écosystème entier de talents et de métiers qui méritent leur place sur la scène mondiale.

La RD Congo n’a pas vocation à regarder le monde de loin. À Venise, elle prend la parole. Elle dit : nous sommes là, nous avons quelque chose à dire, et notre imagination compte.

Venise, ce n’est pas un voyage. C’est une déclaration à la fois culturelle, diplomatique que politique. Comme je l’écris dès les premières pages de La Culture sauve les peuples, « la culture est une infrastructure de souveraineté ». La présence de la RDCongo à la Biennale de Venise en est aujourd’hui la preuve vivante.

Dans la lagune vénitienne, ce n’est pas seulement l’art congolais qu’on expose. C’est une nation qui se relève, qui se raconte elle-même, et qui en est fière. La culture sauve les peuples. Nous sommes en train de montrer comment. Ça, ça n’a pas de prix.

​​​​​​Myoto Liyolo, Opératrice culturelle et Autrice

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