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Afrique : la RDC absente du classement des 100 meilleurs écosystèmes de start-up

Alors que treize pays africains figurent dans le Top 100 mondial des écosystèmes de start-up les plus performants en 2026, la République démocratique du Congo (RDC) reste absente du classement établi par le cabinet spécialisé StartupBlink. Une absence qui met en lumière les difficultés persistantes du pays à structurer un environnement favorable à l’innovation technologique et à l’entrepreneuriat numérique.
Dans son rapport intitulé Global Startup Ecosystem Index 2026, publié le 19 mai 2026, StartupBlink évalue les écosystèmes de start-up de plus de 100 pays à travers le monde sur la base de 27 indicateurs liés notamment au nombre de jeunes pousses, à la qualité des investissements, à la présence d’accélérateurs, à l’environnement des affaires ou encore à la capacité d’innovation.
Sur le continent africain, l’Afrique du Sud conserve son statut de leader avec une 52e place mondiale, suivie du Kenya (61e) et du Nigeria (62e). Ces pays continuent de tirer profit d’écosystèmes technologiques solides, soutenus par des investissements importants, des incubateurs actifs et une forte présence de talents numériques.
Derrière ce trio de tête figurent également l’Egypte, la Tunisie, le Ghana, le Sénégal, l’Ouganda, la Namibie, le Cap-Vert ou encore Maurice, qui réintègre cette année le Top 100 mondial.
La RDC, malgré son potentiel démographique, son marché numérique en expansion et l’émergence progressive de hubs technologiques à Kinshasa et Lubumbashi, ne parvient toujours pas à se hisser parmi les écosystèmes africains les plus performants. Cette absence traduit notamment les insuffisances en matière d’accès au financement, de connectivité Internet, d’accompagnement des start-up, de stabilité réglementaire et d’attractivité pour les investisseurs internationaux.
Le rapport souligne par ailleurs que plusieurs pays africains ont enregistré une forte progression cette année. La Tunisie affiche ainsi une croissance de 36,6 % de son écosystème de start-up, devant l’Ouganda (+32,5 %), le Nigeria (+31,8 %) et l’Afrique du Sud (+31,3 %). Ces performances démontrent qu’un environnement réglementaire favorable, associé à des politiques publiques ciblées et à une meilleure intégration des acteurs technologiques, peut accélérer rapidement le développement de l’innovation.
Au niveau des villes, seules Lagos et Le Caire figurent dans le Top 100 mondial des villes les plus dynamiques pour les start-up. Aucune ville congolaise n’apparaît dans ce classement, confirmant le retard accumulé par la RDC dans la compétition technologique continentale et mondiale.
L’absence de la RDC dans ce classement intervient alors que l’économie numérique est désormais considérée comme un levier stratégique de croissance et de création d’emplois en Afrique.
Pour de nombreux observateurs, le pays devra accélérer les réformes liées au climat des affaires, renforcer les infrastructures numériques et encourager davantage l’investissement privé dans les technologies innovantes s’il veut espérer intégrer, à moyen terme, le cercle des grands écosystèmes africains de start-up.
Olivier KAFORO
























