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Conférence sur les hydrocarbures : La Zone Sud a connu une augmentation significative des investissements ces trois dernières années

Au cours de ces trois dernières années, le secteur pétrolier dans la Zone Sud a particulièrement connu une transformation remarquable, marquée par une augmentation significative des investissements. C’est ce qu’a déclaré le président de la FEC du Haut-Katanga lors de l’ouverture ce jeudi 23 juillet 2026, de la première édition de la conférence sur les hydrocarbures.
D’après Patrick Muland, plus de 30 entrepôts ont été érigés, avec une capacité de stockage énergétique dépassant les 100.000 mètres cubes à ce jour.
Aussi, plus de 150 entités, entreposeurs, importateurs et distributeurs, y opèrent, ainsi que plus de 360 points de service installés, transformant ainsi le paysage sectoriel de Lubumbashi.
Les volumes consommés ont presque triplé, passant d’une moyenne mensuelle de 70.000 mètres cubes en 2018, après avoir été autour de 30.000 mètres cubes quelques années auparavant, à près de 200.000 mètres cubes à ce jour, reflétant la croissance économique de notre marché. Il est important de noter que ces volumes concernent toute la région Sud du Grand Katanga.
Un exploit dû à la dynamique du secteur pétrolier
Ces résultats s’expliquent à la fois par la dynamique du secteur, marquée par une production minière ayant dépassé les 3 millions de tonnes, et par les efforts conjoints des secteurs public et privé engagés il y a plus d’une décennie, ainsi que par certaines réformes entreprises dans le secteur.
Grace à ces réformes, la région Sud a pu contenir les mouvements récurrents de grève, auxquels nous étions presque habitués à une certaine époque. Elles ont abouti à des avancées concrètes, notamment la mise en place de la structure des prix par zone d’approvisionnement, ainsi que la prise en compte des pertes et manques à gagner subis par les opérateurs du secteur. A ce s’ajoutent les efforts consentis à travers le paiement de quelques avances afin de préserver l’approvisionnement du marché, particulièrement pour les produits domestiques, désormais seuls éligibles au paiement des pertes et manques à gagner subis par la profession pétrolière.
Il sied de noter que ces exploits ont suscité un intérêt accru des investisseurs, comme en témoignent les statistiques.
Quelques tâches noires sur ce tableau reluisant
A part ces exploits, il est toutefois relevé un retard de certification des pertes et manques à gagner de plus de deux années qui subsiste encore.
Parmi les faiblesses notées dans le système, le plus marquant reste le coulage des recettes, favorisé par l’usage abusif de plusieurs facilités échappant au paiement des droits et taxes à l’importation.
Aussi, la prolifération des activités irrégulières persiste à ce jour, avec la présence de fournisseurs et d’importateurs dépourvus de bureaux officiels. A ce sujet, la FEC souhaite que le ministère national des Hydrocarbures veille plus rigoureusement à l’octroi des titres et, probablement, à une inspection préalable avant leur délivrance, afin d’éviter ce type de situation.
Le déchargement en vrac des produits en violation des procédures douanières, ainsi que la délivrance excessive, par le ministère des Hydrocarbures, de titres d’exercice de la profession pétrolière, constituent également des préoccupations.
Fidèle à sa mission, la FEC n’a cessé d’être artisan d’une architecture dont la dernière pierre a été la mise en place d’un bouleversement de la structure des prix entre les produits destinés au secteur minier et ceux destinés à la consommation domestique.
Ainsi, face à cette situation qui faisait perdre des millions de dollars aux caisses publiques, l’année 2025 a marqué un tournant avec l’entrée en vigueur de l’arrêté interministériel du 2 mai 2025.
Cette architecture réglementaire a introduit une dualité des régimes de consommation devenue indispensable.
D’une part, le secteur minier et ses sous-traitants sont désormais soumis à la vérité des prix du marché, une mesure justifiée par leur capacité contributive.
D’autre part, le Gouvernement a courageusement maintenu le gel des prix à la pompe pour la consommation domestique, protégeant ainsi le panier de la ménagère grâce au mécanisme de paiement des pertes et manques à gagner.
Ces assises de deux jours constituent donc une opportunité pour les experts du secteur de réfléchir d’avantage pour booster ce secteur considéré comme la colonne vertébrale de l’économie de la RDC.
Nadine FULA
























