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Exetat 2025 : 3.165 centres de passation, 117.054 candidats en plus

À la veille du coup d’envoi de la 58ᵉ session ordinaire de l’Examen d’État, le Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a dévoilé des chiffres marquants qui traduisent la montée en puissance du système éducatif congolais. 3.165 centres de passation ont été alignés à travers le pays, dont 13 à l’étranger (Angola, Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie), pour accueillir un nombre record de candidats.
Progression historique du nombre de candidats
Par rapport à l’année précédente, le nombre total d’inscrits connaît une hausse de 117.054 élèves, soit une progression de 12,1 %. Cette augmentation est particulièrement marquée du côté de la participation féminine, avec 57.156 filles supplémentaires, représentant une hausse de 14 %.
Classement des provinces les plus représentées :
Haut-Katanga : 94.670 candidats
Kinshasa-Lukunga : 43.327 candidats
Kinshasa-Tshangu : 41.956 candidats
La parité progresse, l’Ituri en tête
La dynamique de genre affiche des signes encourageants. Trois provinces atteignent ou dépassent la barre des 51 % de candidates :
Ituri : 51,7 % de filles
Kinshasa-Mont Amba : 51,5 %
Kinshasa-Lukunga : 51,5 %
Une session sous le signe de l’innovation
La session 2025 est également marquée par une série d’innovations technologiques introduites pour renforcer la crédibilité de l’Examen d’État :
– Numérisation des inscriptions;
– Décentralisation de la correction;
– Diplômes infalsifiables via blockchain;
– Intelligence artificielle appliquée à la gestion (via S-Note Manager).
Vers un changement de culture éducative
Pour les spécialistes de l’éducation, ces chiffres témoignent d’un double virage : démographique et technologique.
« La massification de l’accès ne doit pas faire oublier l’enjeu fondamental de la qualité. Le pari technologique de cette session est audacieux et montre une volonté claire d’aligner le système congolais sur les standards internationaux. », fait observer un analyste en politiques éducatives.
Cependant, le défi resterait la pérennisation de ces réformes, notamment en zones rurales ou en contexte de conflit, comme dans le Nord-Est ou le territoire de Kwamouth où la résilience du système a été saluée par la Ministre Raïssa Malu.
Flory MUSISWA
























