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Haut-Katanga : WIM propose plusieurs axes stratégiques pour renforcer la présence des femmes dans les mines

L’antenne du Women in Mining (WIM) du Haut-Katanga a organisé, le mercredi 13 mai 2026 à Lubumbashi, un forum consacré à la gouvernance transformationnelle et à l’inclusion des femmes dans le secteur minier.
Organisée au Pullman Lubumbashi Grand Karavia en partenariat avec la Chambre des Mines, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), MMG et Metorex, cette première édition visait à renforcer l’engagement en faveur de l’augmentation du nombre de femmes dans l’industrie minière.
La présidente de WIM Haut-Katanga, Elyse Kalasa, également responsable du département social de Ruashi Mining, a salué les progrès enregistrés ces dernières années tout en soulignant les nombreux défis qui persistent encore dans le secteur.
À l’approche de la DRC Mining Week, WIM a lancé une campagne de sensibilisation destinée aux femmes, aux entreprises minières, à la société civile et aux autorités publiques afin de promouvoir une meilleure représentation féminine dans les métiers miniers.
Selon les données présentées lors du forum, les femmes représentent encore moins de 10 % des effectifs dans les grandes entreprises minières industrielles, contre environ 30 % dans le secteur bancaire. En revanche, leur présence demeure plus importante dans l’exploitation artisanale et informelle, où elles représenteraient entre 40 et 50 % de la main-d’œuvre, souvent dans des conditions précaires.
Face à cette situation, les participants ont identifié plusieurs axes stratégiques destinés à renforcer l’inclusion des femmes dans la chaîne de valeur minière et les postes de décision.
Formation et qualification technique
Elyse Kalasa a encouragé les parents à orienter davantage les jeunes filles vers les filières techniques et scientifiques afin de leur permettre d’accéder à des postes de supervision et de direction dans l’industrie minière.
Renforcement des capacités
Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès des femmes à la formation professionnelle, aussi bien dans l’exploitation artisanale que dans les grandes entreprises minières.
Parmi les panelistes, Dorothée Masele a appelé les sociétés minières à offrir davantage d’opportunités de formation aux femmes afin de renforcer leurs compétences et leur compétitivité.

Accès au financement et à la sous-traitance
Les discussions ont également porté sur l’accès des femmes entrepreneures aux financements et aux marchés de sous-traitance dans le secteur minier.
La Ministre provinciale du Genre a invité plusieurs groupes miniers, notamment Glencore et Tenke Fungurume Mining, à privilégier les compétences plutôt que le genre dans l’attribution des marchés et des financements.
Diversification et emplois verts
Le forum a également mis en avant la nécessité de valoriser le rôle des femmes dans les nouvelles chaînes de valeur, notamment dans le recyclage des déchets miniers et les emplois liés à l’économie verte.
Lutte contre les préjugés
Les participants ont appelé à combattre les stéréotypes qui limitent encore l’accès des femmes aux métiers techniques et scientifiques.
Gouvernance inclusive
Les responsables des ressources humaines présents ont plaidé pour des politiques de recrutement plus inclusives et l’application du principe de parité dans les processus d’embauche et d’évolution de carrière.
Mentorat et réseaux
Enfin, WIM a encouragé le développement des mécanismes de mentorat et des réseaux professionnels destinés à accompagner le leadership féminin dans l’industrie minière.
Le forum s’est clôturé par un engagement des autorités provinciales, des entreprises minières, des banques et de plusieurs acteurs économiques à promouvoir une meilleure inclusion des femmes dans la chaîne de valeur minière en République démocratique du Congo.
Nadine FULA
























