Connect with us

Autres actualités

Kinshasa : le gouvernement accélère sur les PPP avec un portefeuille de projets prêts à convaincre les investisseurs

Published

on

La République démocratique du Congo (RDC) veut franchir un cap décisif dans le financement de son développement. Dans cette optique, le gouvernement a lancé, le mardi 7 avril 2026 à Kinshasa, un atelier stratégique consacré à la validation technique du portefeuille national des projets prioritaires en partenariat public-privé (PPP), ainsi qu’à l’examen de l’avant-projet de loi révisé encadrant ce mécanisme.

Pilotée par le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, cette rencontre de trois jours réunit décideurs publics, partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé. Objectif : structurer une offre de projets « bancables » et renforcer l’arsenal juridique afin d’attirer davantage d’investissements.

Organisée au Pullman Hôtels de Kinshasa, la cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, dans un contexte marqué par une volonté affirmée des autorités de repositionner la RDC comme une destination crédible pour les capitaux internationaux.

Au cœur des échanges, deux outils jugés déterminants : un portefeuille national de projets prioritaires, appelé à servir de vitrine d’opportunités pour les investisseurs, et une réforme du cadre légal des PPP, destinée à en améliorer la lisibilité, la transparence et la sécurité juridique.

« L’enjeu est de bâtir un cadre de confiance entre l’État, le secteur privé et les partenaires techniques, afin de proposer des projets structurés et compétitifs sur le marché international », a expliqué le directeur général de l’Unité de coordination des PPP.

Pour le ministre Guylain Nyembo, ces travaux s’inscrivent dans une stratégie plus large de transformation économique. Avec des besoins en financement estimés à près de 100 milliards de dollars sur la période 2024-2028, la RDC mise clairement sur les partenariats public-privé pour combler son déficit en infrastructures.

« Il n’y a pas de transformation économique sans investissements structurés », a-t-il insisté, soulignant la nécessité de disposer d’un cadre légal crédible pour rassurer les investisseurs.

Au-delà des discours, cet atelier apparaît comme un test grandeur nature de la capacité du gouvernement à traduire ses ambitions en projets concrets. Car l’enjeu est de taille : transformer des intentions en investissements effectifs dans des secteurs clés comme l’énergie, les infrastructures ou encore les ressources stratégiques.

En structurant un portefeuille prêt à être présenté sur les marchés et en modernisant son cadre réglementaire, Kinshasa espère ainsi enclencher une nouvelle dynamique d’investissements et poser les bases d’une croissance plus soutenue et durable.

Olivier Kaforo

Advertisement
Advertisement Zoomeco

Edito

ZoomEco TV