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RDC : Contrats d’exploitation des infrastructures pétrolières, une avancée majeure pour préserver la souveraineté énergétique

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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) franchit une nouvelle étape dans sa politique de renforcement de la souveraineté énergétique.

Des contrats d’exploitation des infrastructures pétrolières ont été officiellement signés ce mardi 8 avril 2026 à Kinshasa entre SEP Congo S.A. et l’Entreprise nationale de gestion des infrastructures pétrolières (ENGIP-RDC S.A).

La cérémonie, organisée au ministère du Portefeuille, s’est tenue sous le leadership de la Ministre Julie Shiku, en présence de la Ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola. Elle marque un tournant dans la gestion des actifs pétroliers du pays, désormais orientée vers une plus grande implication de l’État.

Dans son allocution, la Ministre du Portefeuille a souligné que ces accords s’inscrivent dans l’approche gouvernementale visant à « renforcer la gouvernance des entreprises publiques et valoriser les actifs de l’État au service du développement national ». À terme, a-t-elle indiqué, l’ambition est de permettre à l’État congolais d’assurer une gestion plus structurée et efficace des infrastructures pétrolières, notamment à travers la consolidation d’une entreprise nationale dédiée à la logistique du secteur.

Du côté des partenaires, cet engagement est perçu comme un signal fort. Le Directeur Général de SEP Congo, Malick Ndiaye, a salué la confiance accordée par les autorités congolaises à son entreprise, forte de plus de cinq décennies d’expertise dans le transport et la gestion des hydrocarbures.

Selon lui, cet accord ouvre la voie à une collaboration durable, fondée sur la performance et le transfert de compétences.

Même son de cloche du côté de l’ENGIP-RDC. Son Directeur Général, Richard Beya Ilunga, a mis en avant la portée stratégique de ces contrats, estimant qu’ils contribueront à consolider la souveraineté énergétique du pays. Il a notamment insisté sur les enjeux liés à la continuité des opérations, à la sécurisation de l’approvisionnement en produits pétroliers ainsi qu’au développement des capacités nationales de stockage et de transport.

Au-delà de l’aspect contractuel, cette initiative traduit une volonté affirmée du Gouvernement de moderniser les infrastructures énergétiques, longtemps considérées comme un maillon faible de l’économie congolaise. Elle s’inscrit également dans un contexte international marqué par des tensions sur les marchés pétroliers, renforçant la nécessité pour la RDC de mieux contrôler sa chaîne logistique.

Avec cette signature, Kinshasa envoie un message clair : celui d’un État déterminé à reprendre la main sur ses ressources stratégiques et à bâtir les fondations d’une autonomie énergétique durable.

Olivier KAFORO

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