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RDC : AFRISSUR met en place une police d’assurance adaptée aux petits entrepreneurs

Le Directeur Général de la société AFRISSUR, Arsène Ntambuka, annonce la mise en place d’une police d’assurance sur mesure et à faible coût qui offre aux entrepreneurs ou à leurs ayants-droit un capital forfaitaire de 1.000 USD en cas de décès de l’artisan ou de l’entrepreneur, quelle qu’en soit la cause.
L’annonce a été faite, le samedi 3 mai 2025, à l’occasion du lancement par la Première Ministre, Judith Suminwa, du projet pilote de formalisation des petits et micro-entrepreneurs.
En effet, il s’agit d’une initiative qui vise à promouvoir la dignité au travail grâce à une approche sur mesure pour la prise en charge des entrepreneurs du secteur informel, conformément à l’application des dispositions des Ordonnances-lois n°22/030 et 031 du 8 septembre 2022 relatives à la promotion, respectivement, de l’entrepreneuriat et des startups, et de l’artisanat.
Selon le Directeur Général Arsène Ntambuka, si l’artisan ou l’entrepreneur est frappé d’une invalidité totale et permanente, AFRISSUR lui versera par anticipation le capital de 1.000 USD initialement prévu en cas de décès. Cela peut également s’appliquer en cas d’invalidité partielle.
Pour le Directeur Général de l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA), Alain Kaninda, la formalisation des petits et micro-entrepreneurs impulsée par la Première Ministre, marque le début d’une nouvelle ère, celle de la sécurisation et la pérennisation des petits et micros-entrepreneurs, artisans et commerçants, qui sont des acteurs non-négligeables dans l’avancement de l’économie nationale.
« Aujourd’hui, l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances peut s’estimer heureuse et salue la vision gouvernementale qui fait de l’inclusion financière un important levier de développement et se réjouit d’y contribuer par le biais d’un produit innovant de micro-assurance, développé en étroite collaboration avec les sociétés d’assurance agréées en République Démocratique du Congo. », a-t-il déclaré.
Pour sa part, la Première Ministre a sensibilisé les bénéficiaires de cette formalisation sur les avantages de cette étape essentielle pour la pérennité et la croissance de leurs activités économiques.
« La formalisation, ce n’est pas seulement remplir un formulaire. C’est accéder à un statut reconnu, à des droits, à des mécanismes de protection et à de nouvelles opportunités. C’est garantir la pérennité de votre activité, pouvoir grandir, embaucher, transmettre. C’est aussi permettre à l’État d’être au plus près de vos besoins et de mieux orienter les politiques d’appui. Ne voyez pas la formalisation comme une charge, mais comme un pas vers plus de sécurité et de reconnaissance. », a-t-elle souligné.
Par la suite, elle a invité les institutions financières et les assureurs à assouplir leurs procédures trop souvent longues, à rendre les critères d’éligibilité accessibles, à mieux expliquer les produits bancaires. « Il est temps de mettre l’humain au centre de vos services et d’ouvrir pleinement vos guichets aux vrais bâtisseurs de l’économie congolaise », a exhorté la Première Ministre.
C’est par une remise symbolique par la Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa, des cartes bancaires et documents de police d’assurance aux représentants des victimes des incendies du marché de Liberté, du site des artisans de Delvaux et du RENAFER, que s’est clôturée la cérémonie officielle de formalisation des petits et micro-entrepreneurs.
Après cette étape pilote qui a concerné 350 bénéficiaires, l’opération va se poursuivre en faveur d’autres petits et micro-entrepreneurs à travers le pays.
Rappelons que la cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du Gouvernement, entre autres le Vice-Premier Ministre en charge de l’Economie nationale, les Ministres du Travail, de l’Industrie, du Tourisme et de la Jeunesse ainsi que le Vice-Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.
AGNES KAYEMBE






















