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RDC : Ivanhoé vise 500.000 tonnes de cuivre pour 2026

Ivanhoe Mines vient de franchir un seuil industriel majeur en République Démocratique du Congo (RDC) avec le lancement de la production d’anodes de cuivre à la fonderie à blister direct de Kamoa-Kakula.
La première coulée, réalisée le 29 décembre 2025, ouvre la voie à une capacité annuelle de 500.000 tonnes d’anodes de cuivre à 99,7 % de pureté, faisant de l’installation la plus grande fonderie du continent africain.
À court terme, le groupe canadien table sur une production comprise entre 380.000 et 420.000 tonnes en 2026, tout en écoulant près de 20.000 tonnes de stocks accumulés sur site. Une combinaison qui devrait renforcer les recettes d’exportation et améliorer la balance commerciale minière de la RDC, dans un contexte de prix du cuivre proches de leurs sommets historiques.
Une montée en gamme stratégique pour la RDC
Des experts indiquent que cette mise en service marque un basculement structurel : la RDC ne se limite plus à exporter du concentré, mais s’insère progressivement dans la transformation intermédiaire du cuivre.
Pour un profil spécialisé dans l’économie minière africaine, l’enjeu est clair : capter davantage de valeur ajoutée localement, stabiliser les revenus et renforcer l’attractivité industrielle du pays au-delà de l’extraction brute.
Pour un expert des marchés des métaux critiques, le projet positionne Kamoa-Kakula comme un actif stratégique mondial. La capacité à produire des anodes de haute pureté en volumes transitions aligne la RDC sur les besoins croissants liés à l’électrification, aux réseaux intelligents et aux chaînes de valeur de la transition énergétique.
Mais pour un analyste des infrastructures industrielles en Afrique centrale, le principal risque reste exogène au projet lui-même : l’électricité. Une fonderie de cette envergure exige une alimentation continue, stable et compétitive. Sans sécurisation durable de la production et du transport d’énergie, notamment hydroélectrique, la montée en puissance pourrait être ralentie, voire plafonnée, malgré la qualité de l’actif minier.
Ivanhoé a posé une pierre industrielle majeure en RDC. La valeur est là, la demande aussi. Reste désormais une question déterminante : le pays saura-t-il fournir l’énergie nécessaire pour transformer cet avantage minéral en puissance industrielle durable ?
Flory MUSISWA





















