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RDC : Le FPI et la SFI veulent passer des intentions à l’investissement industriel concret

En effet, le 5 novembre 2025, le Directeur Général du FPI, Hervé Claude Ntumba, a rencontré à Kinshasa Malick Fall, représentant pays de la SFI, pour identifier les secteurs prioritaires où leurs interventions pourraient s’articuler.
Selon une note du FPI, la discussion a porté sur l’agriculture, l’énergie, les mines, les télécommunications et les infrastructures, des piliers considérés comme essentiels à la relance du tissu industriel national.
Au-delà du financement, les deux institutions ont évoqué la formation et le transfert de compétences, afin que les retombées économiques s’ancrent durablement dans le savoir-faire local.
L’enjeu : transformer la coopération en impact réel
La SFI n’en est pas à son premier engagement en RDC : des données compilées par zoom-eco.net renseignent que plus de 550 millions de dollars ont été investis depuis 2021, notamment dans les télécoms, la finance et l’énergie. Mais cette fois, l’enjeu dépasse les chiffres.
Des économistes du développement soulignent que la réussite de ce partenariat se mesurera à la capacité du FPI à absorber les financements, à piloter efficacement les projets, et à garantir leur exécution sur le terrain.
Autrement dit, il ne s’agit plus de multiplier les cadres de coopération, mais de livrer des usines, des emplois et de l’énergie, les vrais moteurs d’un changement structurel

De la parole à la preuve
La collaboration FPI–SFI représente une opportunité stratégique pour aligner les ambitions industrielles du pays sur des standards de performance internationale. Mais pour qu’elle porte ses fruits, les analystes insistent sur la nécessité d’un suivi rigoureux, d’une transparence accrue et d’une coordination entre institutions afin d’éviter la dispersion des efforts.
Ainsi, en cherchant à aller au-delà du discours, ce partenariat pourrait marquer une rupture : celle d’un État qui, au lieu de planifier indéfiniment, passe enfin à la mise en œuvre mesurable.
S’il est conduit jusqu’au bout, cet axe FPI–SFI pourrait devenir l’un des leviers les plus concrets de la transformation économique congolaise, avec des effets directs sur l’emploi, l’énergie et le pouvoir d’achat des ménages.
Flory MUSISWA
























