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RDC : Le Gouvernement ancre le PNSD 2024-2028 dans la trajectoire de la Vision 2050

À Kinshasa, le 17 mars 2026, le Ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya, a détaillé les contours de la Vision RDC 2050 et du Plan national stratégique de développement (PNSD) 2024-2028, lors d’un atelier organisé, au Fleuve Congo Hotel, avec la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Une présentation structurante pour l’orientation économique du pays.
Au cœur du dispositif, une ambition assumée : refonder l’économie congolaise autour de la production, de la diversification et de l’inclusion sociale.
« En 25 ans, nous voulons bâtir une économie à revenu intermédiaire capable de vaincre la pauvreté et d’assurer une paix durable », a déclaré le Ministre, inscrivant le plan dans une perspective de transformation de long terme.
Doté de 94,7 milliards de dollars, le PNSD s’articule autour de cinq piliers, dont la gouvernance, le capital humain et les infrastructures. Mais l’équilibre financier reste fragile : près de la moitié des ressources attendues, soit 46 %, demeure à mobiliser.
Le Gouvernement parie sur l’investissement privé, les partenariats public-privé et une amélioration du climat des affaires pour combler cet écart.
Au-delà des annonces, le ministère du Plan se positionne comme le centre de pilotage de cette stratégie, chargé d’assurer la cohérence et le suivi des politiques publiques.
Pour des économistes spécialisés en politiques de développement, la cohérence globale du PNSD constitue un atout, notamment par son articulation avec une vision à long terme. Ils insistent toutefois sur la nécessité de hiérarchiser les priorités afin d’éviter la dispersion des ressources.
Des experts en finances publiques mettent en avant le défi du financement : attirer des capitaux privés suppose un cadre réglementaire stable, une justice économique crédible et une réduction des risques perçus.
Du côté des spécialistes de la gouvernance, l’accent est mis sur les mécanismes d’exécution. Ils soulignent que l’efficacité du plan dépendra d’outils de suivi rigoureux, d’indicateurs mesurables et d’une capacité réelle à coordonner les institutions.
Flory MUSISWA























