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RDC : Le Gouvernement évalue à mi-parcours le PASEA pour accélérer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement

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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a lancé, ce mercredi 1er juillet 2026 à Kinshasa, les travaux de la revue à mi-parcours du Programme d’Accès aux Services d’Eau et d’Assainissement (PASEA), une étape jugée déterminante pour accélérer l’exécution de ce projet stratégique financé par la Banque mondiale en faveur de l’amélioration durable de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène.

Organisé par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O) du ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, l’atelier réunit jusqu’au 3 juillet les administrations nationales et provinciales, les représentants de la Banque mondiale, les équipes provinciales du projet, les opérateurs du secteur ainsi que plusieurs partenaires techniques impliqués dans sa mise en œuvre.

Cette revue intervient après plus de deux années d’exécution effective du programme. Ces travaux visent à dresser un bilan des réalisations enregistrées depuis le lancement du PASEA, à identifier les difficultés rencontrées et à définir les mesures nécessaires pour accélérer les investissements prévus jusqu’à la fin de la première phase du projet, fixée à juin 2029.

Les échanges porteront notamment sur les infrastructures d’approvisionnement en eau potable, les actions en matière d’assainissement et d’hygiène, les réformes institutionnelles, la gestion financière, le suivi-évaluation ainsi que les aspects environnementaux et sociaux du programme.

Selon les organisateurs, les conclusions de ces travaux devront déboucher sur une feuille de route opérationnelle destinée à améliorer la performance globale du programme, renforcer la coordination entre les différents intervenants et réduire les délais de mise en œuvre des projets.

À l’ouverture de l’atelier, le secrétaire général aux Ressources Hydrauliques et Électricité, Alfred Liboko Bin Gele, a indiqué que cette revue dépasse le simple exercice d’évaluation. Il a souligné qu’elle constitue une occasion d’apprécier objectivement les progrès réalisés, de consolider les acquis et d’apporter les ajustements nécessaires afin que les investissements produisent des résultats tangibles pour les populations bénéficiaires.

Le haut responsable administratif a également insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les administrations centrales, les autorités provinciales, la CEP-O, la Banque mondiale et les autres acteurs du secteur afin de garantir le succès de la seconde moitié de la première phase du programme.

Pour sa part, le Coordonnateur national de la CEP-O, Nestor Manduku, a rappelé que les deux premières années du PASEA ont essentiellement été consacrées aux études techniques, à la préparation des marchés, au renforcement des capacités institutionnelles et à la mise en place des équipes chargées de l’exécution du projet.

Selon lui, cette phase préparatoire étant désormais largement achevée, les principaux marchés de travaux sont engagés et les investissements commencent progressivement à se matérialiser sur le terrain.

« Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que cette phase préparatoire est derrière nous. Les principaux marchés de travaux sont lancés, plusieurs contrats de contrôle sont engagés et les investissements deviennent progressivement visibles sur le terrain. Notre responsabilité est de transformer les ressources mises à la disposition du Gouvernement en infrastructures durables, en services publics performants et, surtout, en amélioration concrète des conditions de vie des populations. » a-t-il déclaré, tout en lançant un appel à toutes les équipes impliquées dans le Programme.

« Les prochains mois seront certainement les plus exigeants depuis le démarrage du Programme. Nous devons faire vivre une véritable culture de la performance, où chaque difficulté identifiée donne lieu à une solution, où chaque activité planifiée est suivie jusqu’à son achèvement et où chaque dollar investi produit un impact réel pour les populations. », a-t-il fait savoir.

Ce dernier a estimé que cette évolution impose désormais un changement de rythme afin de transformer les ressources mobilisées en infrastructures durables et en services publics capables d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations.

Le responsable de la CEP-O a également appelé l’ensemble des équipes impliquées à renforcer la culture de la performance, en assurant un suivi rigoureux des activités programmées et en recherchant des solutions rapides aux difficultés rencontrées.

Mis en œuvre par le Gouvernement congolais à travers la CEP-O avec l’appui financier de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, le PASEA constitue l’un des principaux programmes d’investissement du pays dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.

La première phase, couvrant la période 2023-2029, bénéficie d’un financement de 400 millions de dollars américains et concerne les provinces du Kasaï, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Kwilu.

Le programme poursuit un double objectif : améliorer durablement l’accès des populations aux services d’eau potable et d’assainissement tout en renforçant les capacités des institutions publiques et des opérateurs chargés de gérer ces services.

À l’issue de cette première phase, le Gouvernement prévoit de permettre à près de 2,9 millions de personnes d’accéder à des services d’eau potable de base et à environ 2 millions d’habitants de bénéficier de services d’assainissement de base.

Le programme ambitionne également d’équiper 350 écoles et 150 centres de santé en infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement, de certifier 240 000 ménages vivant dans des localités déclarées « Fin de Défécation à l’Air Libre », de former 1 100 jeunes professionnels aux métiers du secteur, de rendre opérationnelles quatre régies provinciales du service public de l’eau et d’alimenter 95 % des nouveaux systèmes d’approvisionnement grâce aux énergies renouvelables.

À travers cette revue à mi-parcours, les autorités congolaises entendent renforcer la gouvernance du programme et accélérer la réalisation des investissements afin que les populations des provinces bénéficiaires puissent constater, d’ici 2029, des améliorations concrètes de l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.

A propos de PASEA

Le Programme d’Accès aux Services d’Eau et d’Assainissement en République Démocratique du Congo (PASEA), porté par le Gouvernement congolais, appuyé techniquement et financièrement par la Banque mondiale et mis en œuvre par la Cellule d’Exécution des Projets Eau (CEP-O), constitue une réponse structurante aux défis persistants d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le pays.

Lancé depuis 2024 dans les provinces du Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental et le Kwilu, ce programme vise pour sa première phase, à attendre d’ici 2029, l’extension des infrastructures d’accès à l’eau potable et d’assainissement en milieux périurbains et ruraux, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles des acteurs publics et privés du secteur.

À travers une approche intégrée, le PASEA combine investissements physiques, des réformes de gouvernance, l’assistance technique des institutions et opérateurs impliqués dans le service public de l’eau, des mécanismes innovants comme les subventions basées sur les résultats, les coupons électroniques pour l’assainissement et les subventions basées sur les résultats ; afin d’améliorer durablement la qualité et l’efficacité des services.

Mitterrand MASAMUNA

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