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RDC : le taux brut de scolarisation dépasse 120 % entre 2019 et 2024

La République démocratique du Congo (RDC) a enregistré une progression encourageante de son taux brut de scolarisation au cours des cinq dernières années. Celui-ci est passé de 107,3 % en 2019 à plus de 120 % en 2024, selon le rapport d’Examen national volontaire des Objectifs de développement durable (ODD), présenté au Conseil des Ministres par le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo.
D’après ce rapport, cette évolution s’inscrit dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, une crise humanitaire et les effets de la diminution de l’aide publique internationale au développement.
Malgré ces contraintes, le Gouvernement estime que le pays poursuit la mise en œuvre de l’Agenda 2030 avec des résultats jugés encourageants dans plusieurs secteurs.
Dans le domaine de l’éducation, le rapport met en avant les effets de la politique de gratuité de l’enseignement de base. Le nombre d’enfants inscrits à l’école primaire est ainsi passé de 14,7 millions au cours de l’année scolaire 2019-2020 à plus de 21,6 millions en 2023-2024.
Selon le ministère du Plan, la hausse du taux brut de scolarisation traduit la capacité du système éducatif à accueillir non seulement les enfants en âge officiel de fréquenter l’école primaire, mais également ceux qui avaient interrompu leur parcours scolaire et réintègrent progressivement le système éducatif.
Le rapport souligne également une augmentation des ressources consacrées à chaque élève.
Entre 2018 et 2024, les dépenses publiques allouées par enfant scolarisé ont été multipliées par près de quatre, passant de moins de 22 dollars américains à 83,4 dollars.
Au-delà de l’éducation, le Gouvernement fait état d’avancées dans le domaine de la protection sociale. Il cite notamment l’élargissement du système contributif de sécurité sociale à l’ensemble des agents publics ainsi que la mise en œuvre progressive de la couverture sanitaire universelle.
Des progrès sont également relevés en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, notamment en ce qui concerne l’accès des femmes aux postes de responsabilité.
Malgré ces résultats, le rapport reconnaît que des écarts subsistent entre les performances actuelles du pays et les cibles fixées par les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Le Gouvernement réaffirme ainsi sa volonté d’accélérer les réformes prévues dans sa feuille de route afin de consolider les acquis, de réduire les inégalités persistantes et de renforcer l’ancrage du développement durable à l’échelle locale.
Mitterrand MASAMUNA


















