Banques
RDC : la liquidité bancaire se contracte, les dépôts des banques à la BCC chutent de 733,6 milliards CDF

Les dépôts en monnaie nationale des banques commerciales logés dans les comptes courants de la Banque Centrale du Congo ont enregistré une forte baisse au cours de la dernière semaine d’avril 2026, traduisant un recul sensible de la liquidité bancaire dans le système financier congolais.
Selon les données publiées par l’institut d’émission et arrêtées au 30 avril 2026, ces dépôts se sont établis à 3.549,6 milliards de francs congolais (CDF), contre 4.283,2 milliards de CDF une semaine auparavant, soit une diminution hebdomadaire de 733,6 milliards de CDF.
Cette évolution reflète une contraction du niveau de liquidité détenu par les banques commerciales auprès de la Banque centrale, dans un contexte de suivi rapproché des équilibres monétaires et financiers.
Parallèlement, le niveau de la réserve obligatoire constituée par les établissements bancaires s’est fixé à 2.060,6 milliards de CDF. Ce mécanisme prudentiel impose aux banques de conserver une partie de leurs ressources auprès de la Banque centrale afin de garantir la stabilité du système financier et de contribuer à la régulation de la liquidité sur le marché bancaire.
Conséquence directe de cette évolution, la position nette des banques commerciales s’est établie à 1.489,0 milliards de CDF à fin avril 2026, contre 2.222,6 milliards de CDF une semaine plus tôt, soit également une baisse hebdomadaire de 733,6 milliards de CDF.
Pour les analystes, cette situation peut traduire soit une utilisation plus importante des liquidités par les banques pour financer l’économie, soit un renforcement des opérations de régulation monétaire menées par la Banque centrale afin de contenir les pressions inflationnistes et préserver la stabilité du franc congolais.
La surveillance de la liquidité bancaire demeure un indicateur clé pour les autorités monétaires, dans la mesure où elle influence directement le coût du crédit, les capacités de financement des banques ainsi que l’évolution du cadre macroéconomique national.
Ces statistiques s’inscrivent dans le cadre des actions de régulation poursuivies par la Banque Centrale du Congo pour préserver la stabilité du système financier en République démocratique du Congo.
Mitterrand MASAMUNA






















