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RDC : les banques appelées à actualiser le taux de change des réserves obligatoires cristallisées en CDF

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La Banque Centrale du Congo (BCC) franchit une nouvelle étape dans sa politique de stabilisation du Franc congolais (CDF). Elle exige désormais des banques commerciales une actualisation du coefficient réglementaire des réserves obligatoires, en réévaluant la partie dite « cristallisée » de ces réserves, restée figée sur l’ancien taux de change de 1.999,9 CDF pour 1 dollar américain depuis 2021.

En effet, cette décision intervient alors que l’écart entre ce taux historique et les niveaux actuels du marché ne cesse de se creuser, ce qui fragilise la position de la monnaie nationale et expose le système financier à des risques accrus.

*Un ajustement pour refléter la réalité du marché*
Selon la BCC, le maintien des réserves cristallisées à un taux dépassé ne correspond plus aux besoins actuels de régulation. L’institution entend ainsi harmoniser la valeur des réserves obligatoires avec la réalité du marché, renforcer l’efficacité de sa politique monétaire et soutenir activement la stabilité du Franc Congolais face au dollar américain.

Ce recalibrage vise également à limiter la pression sur le marché de change, en créant un environnement plus transparent et équitable pour toutes les banques opérant en RDC.

« La Banque Centrale du Congo procédera à l’actualisation successive du taux de change appliqué à la réserve obligatoire cristallisée en décembre 2021, conformément à l’article 9, alinéa 2 de l’Instruction n° 10 relative à la constitution de la réserve obligatoire signée en date du 15 octobre 2024 », a souligné le Gouverneur de la BCC, André Wameso dans son courrier officiel du 21 août 2025 adressé à l’Association Congolaise des Banques (ACB)

Une mise à jour progressive sur trois mois
Afin de minimiser l’impact direct sur la trésorerie des établissements bancaires, la BCC a opté pour une transition graduelle, en trois étapes :

• Du 15 septembre au 14 octobre 2025, les réserves seront réajustées au taux de 2.402,72 CDF pour 1 USD (cours du 27 juillet 2023) ;

• Du 15 octobre au 14 novembre 2025, sur la base de 2.710,87 CDF pour 1 USD (cours du 26 janvier 2024) ;

• Puis, du 15 novembre au 14 décembre 2025, en fonction du taux indicatif du dernier jour d’octobre 2025.

À l’issue de ce calendrier, André Wameso prévient que la BCC appliquera automatiquement les nouveaux taux lors de chaque notification, assurant une valorisation continue et juste des réserves obligatoires.

Des enjeux majeurs pour le secteur bancaire
Cette obligation d’actualisation s’impose comme un levier de conformité réglementaire pour les banques, mais aussi comme un outil de gestion proactive des risques. Des analystes sont d’avis qu’elle facilite une meilleure anticipation des besoins de liquidité, tout en évitant un choc unique qui pourrait fragiliser le secteur.

En outre, commentent-ils, cette démarche vise à renforcer la confiance des clients et des partenaires, et à soutenir la stabilité globale du système financier, en limitant la spéculation sur la devise nationale.

Si la mesure induit des ajustements immédiats pour les banques, elle apparaît, selon des spécialistes, indispensable pour consolider la résilience, la solidité et la crédibilité du secteur bancaire congolais à moyen et long terme.

Au demeurant, la Banque Centrale du Congo (BCC) veut permettre aux banques de mettre à jour leur stock de réserves, pour que leur valeur en CDF corresponde réellement à l’évolution du taux de change sur le marché, et ainsi soutenir le Franc Congolais.

Un processus progressif sur trois mois prévient toute perturbation majeure et prépare le secteur financier à une meilleure stabilité monétaire.

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