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RDC : BCNDH recense 574 violations des droits de l’homme en janvier 2019

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Ces cas de violations sont plus enregistrés dans les provinces affectées par les conflits armés. Parmi celles-ci, la province du Nord-Kivu bat le record avec 187 cas rien que pour la période du mois de janvier 2019.

Elle est suivie du Kassaï avec 62 ; le Sud-Kivu avec 40 ; Maniema avec 30 ; 23 pour l’Ituri ; 18 pour le Kassaï Central ; 16 pour le Haut-Uélé et 12 pour le Tanganyika. Révélations faites ce mercredi 27 février 2019 par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo.

574 cas de violations, un nombre relativement stable par rapport au mois de novembre 2018 où l’on a enregistré 538  cas de violations et 604 violations en décembre.

Le rapport du BCNDH renseigne également que sur l’ensemble du territoire, les agents de l’Etat sont responsables de 73% des violations documentées, dont les exécutions extrajudiciaires de 47 personnes. Tandis que 27% ont été perpétrées par les combattants des groupes armés, dont les exécutions sommaires de 89 civils.

Globalement, les agents de l’État ont commis plus de violations en janvier (417 violations) que les mois précédents (371 violations en décembre et 337 en novembre 2018). Et  les groupes armés en ont commis moins 157 (atteintes), soit le nombre le plus bas enregistré depuis juin 2018.

D’après toujours le rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, en janvier 2019, 202 cas de violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales en lien avec l’espace démocratique sur l’ensemble du territoire, ont été documentés.

Un rapport jugé stable par rapport au mois précédent où 210 violations étaient enregistrées. Les principaux auteurs de ces violations demeurent les agents de la PNC (99 violations), suivis des militaires des FARDC (46 violations). Les violations les plus rapportées concernent le droit à la liberté de réunion pacifique (54 violations), suivies notamment d’atteintes au droit à la liberté et à la sécurité de la personne (44 violations) et du droit à la liberté d’opinion et d’expression (34 violations).

Le nombre de violations du droit à la vie est croissant sur les trois derniers mois, passant de 10 en novembre 2018 à 27 en janvier 2019. Les membres d’organisations de la société civile, y compris des défenseurs des droits de l’homme, continuent d’être visés (au moins 62 victimes).

Face à un tableau si peu reluisant, que fait le BCNDH ?

En janvier 2019, le BCNUDH a organisé au moins 15 activités de renforcement des capacités des acteurs étatiques et non-étatiques sur les droits de l’homme, parfois conjointement avec d’autres sections de la MONUSCO et des partenaires externes. Au total, 796 personnes, dont 17% de femmes ont participé à ces activités.

Enfin, dans le cadre de son programme de protection, le BCNUDH a traité, sur l’ensemble du territoire de la RDC, 30 cas de menaces et violations des droits de l’homme à l’encontre de 50 personnes, parmi lesquelles 14 victimes, 10 journalistes, deux témoins (dont une femme) et 24 défenseurs des droits de l’homme (dont une femme).

Ainsi, dans le cadre de son mandat, le BCNDH assure un suivi étroit de la situation des droits de l’homme et procède à des analyses des tendances y relatives dans le pays.

Ces tendances sont régulièrement partagées avec les autorités afin qu’elles prennent les actions nécessaires, y compris traduire en justice les auteurs présumés des violations des droits de l’homme documentées, et sont présentées mensuellement à la conférence de presse bimensuelle des Nations Unies.

Nadine FULA | Zoom Eco

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