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RDC : Inga 3 et Transaqua, les deux projets porteurs de graves risques sur l’avenir du fleuve Congo (Société civile)

3 Inga III et le projet Transaqua sont les deux grands projets qui menacent l’avenir des eaux du Fleuve Congo « très vitales » pour des millions des personnes qui en dépendent. Des Organisations de la Société civile qui attirent l’attention des parties prenantes appellent à la prise de conscience collective sur ces dangers. Objectif : préserver la biodiversité, l’environnement, les forêts et les populations riveraines.
« Le premier initié par le Gouvernement de la RDC avec le soutien de la Banque Africaine de Développement vise l’érection sur les eaux du Fleuve Congo à l’Inga, un méga complexe du barrage hydroélectrique tandis que le second, soutenu par certains Etats de la région africaine cherche à détourner les eaux de la rivière Ubangi, principale affluent du Fleuve pour aller alimenter le Lac Tchad », indiquent 12 ONG œuvrant pour l’Accès à l’énergie pour tous en Rd Congo.
Dans un communiqué conjoint rendu public, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale d’actions pour les rivières le 14 mars dernier, elles se disent conscientes et très préoccupées par les menaces qui pèsent sur les rivières et les cours d’eaux en Rd Congo ainsi que sur le Fleuve Congo faisant particulièrement allusion aux projets Inga 3 et Transaqua.
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Ainsi, ces ONG recommandent au Gouvernement congolais à renoncer à la mise en œuvre du projet Inga III pour préserver le Fleuve Congo et l’environnement amis aussi de décourager toute tentative tendant à la réalisation du projet Transaqua pour préserver l’équilibre écologique du Bassin du Congo.
« A l’Union africaine, la CEAC et la BAD, nous leur demandons de reconsidérer tout soutien aux projets Inga III et Transaqua pour ne pas détériorer l’équilibre écologique du Bassin du Congo et garantir les droits des communautés riveraines du Fleuve Congo. Nous leur demandons d’inviter les Etats de la région à ne pas troubler l’équilibre environnemental du Bassin du Congo », a rapporté Me Jean Keba Kangodie de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO).
Pour la Société civile oeuvrant dans le secteur des ressources naturelles, les deux projets précités demeurent porteurs des graves risques sur l’avenir du Fleuve Congo qui devra perdre son débit, dégrader son écosystème et son environnement aquatique avec la disparition de plusieurs espèces et des inondations, pour ne citer que ceux-ci.
« L’expérience vécu en Amazonie au Brésil et ailleurs avec ce genre de méga projet nous détermine à prendre conscience sur ces dangers avant d’y renoncer », ont – elles rappelé.
Emilie MBOYO
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