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RDC : journée mondiale des hépatites, l’urgence de sensibiliser sur cette maladie s’impose !

La Journée mondiale contre l’hépatite est célébrée tous les 28 juillet. Selon une enquête menée par l’action solidaire de la jeunesse pour le développement communautaire (ASOJEDEC), 90% de kinois ignorent l’existence des hépatites virales. A l’occasion de cette journée, Docteur Tshamala a organisé une conférence de presse sur l’évolution de cette pathologie en RDC, ce dimanche au Fleuve Congo hôtel Kinshasa.
Dans son intervention, le docteur David Tshiawu a distingué cinq types d’hépatites : l’hépatite A, B, C, D et E. Mais les plus fréquentes sont B et C, a – t – il indiqué. Et les hépatites virales sont des pathologies ignorées, mais qui tuent plus que le sida, la tuberculose et la malaria.
Et d’après des sources médicales, les hépatites sont la septième cause de mortalité dans le monde et 1,4 millions de morts par an dont 4000 décès par jour. Entre-temps, 400 millions de personnes vivent avec le virus de l’hépatite ; 6 à 10 millions d’infections par an. Et par manque de sensibilisation, seulement 5% de personnes atteintes connaissent leur état sérologique.
D’où, une sonnette d’alarme lancée en ce jour auprès de décideurs, des leaders communautaires et des partenaires de pouvoir s’engager pour éliminer cette maladie d’ici 2030.
Selon le docteur Bernard Bossiky les hépatites et VIH ont le même mode de transmission.
Au cours de cette conférence, il a été révélé que l’Egypte serait disposée à aider la RDC comme il le fait pour plusieurs pays africains en matière de lutte contre l’hépatite virale. Mais à une seule condition que la RDC manifeste la volonté de se faire aider.
Pour ce faire, il importe de disposer des statistiques viables pour être appuyé. Or, les données dont dispose la RDC, sont encore embryonnaires, parcellaires, précise le docteur Pascal Tshiamala.
Seules une grande sensibilisation et une bonne prise en charge peuvent résoudre ce manque de statistiques.
Nadine FULA


















