Economie
RDC : la croissance économique projetée à 6,2 % en 2026, portée par le secteur extractif

Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) a présenté, lors du Conseil des Ministres du vendredi 15 mai 2026, une situation globalement stable de la conjoncture économique nationale, marquée notamment par le ralentissement de l’inflation et l’appréciation du franc congolais sur le marché des changes.
Invité à faire le point sur les principaux indicateurs macroéconomiques du pays, le Gouverneur de la BCC a indiqué que la stabilité économique intérieure s’est consolidée au cours de la semaine sous revue.
Cette évolution est notamment illustrée par le recul du rythme de progression des prix à la consommation ainsi que par une amélioration du taux de change sur les segments officiel et parallèle du marché des devises.
Selon les projections du Comité Permanent de Cadrage Macroéconomique (CPCM), l’économie congolaise devrait enregistrer une croissance de 6,2 % en 2026, contre 5,8 % attendus en 2025.
Cette accélération de l’activité économique serait principalement soutenue par le dynamisme du secteur extractif, qui demeure le principal moteur de croissance du pays.
La République démocratique du Congo continue en effet de bénéficier d’une forte demande internationale en minerais stratégiques, notamment le cuivre et le cobalt, utilisés dans les industries technologiques et de la transition énergétique.
S’agissant de l’évolution des prix, le Gouverneur de la BCC a précisé que le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,16 % au 8 mai 2026, contre 0,19 % une semaine auparavant. Le cumul annuel de l’inflation atteint ainsi 3,51 %, contre 3,06 % à la même période en 2025.
En glissement annuel, l’inflation s’est située à 2,56 %, enregistrant une nette baisse par rapport aux 9,83 % observés une année plus tôt. Cette décélération traduit les effets des mesures de stabilisation monétaire et budgétaire mises en œuvre par les autorités économiques.
L’amélioration des principaux indicateurs macroéconomiques intervient dans un contexte où le Gouvernement et la Banque Centrale du Congo poursuivent leurs efforts pour maintenir la stabilité du cadre macroéconomique, renforcer la résilience de l’économie nationale et préserver le pouvoir d’achat des ménages face aux fluctuations des marchés internationaux.
Les autorités congolaises misent également sur la poursuite des réformes économiques et sur les investissements dans les secteurs productifs afin de soutenir une croissance plus inclusive et durable au cours des prochaines années.
Mitterrand MASAMUNA
























