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RDC : Le déficit énergétique freine l’industrie minière dans l’ex. Katanga

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La gestion peu innovante et peu transparente effectuée par la SNEL constitue le facteur principal freinant le développement de l’industrie minière dans les quatre provinces issues de l’ancienne province du Katanga, déplore la Chambre des Mines de la Fédération des Entreprises du Congo dans son rapport annuel de l’exercice 2015.

 « Non seulement les investisseurs éventuels dans le domaine énergie n’accordent-ils plus la moindre confiance dans la structure existante, mais force est de constater que les initiatives visant à contourner, voire supplanter, les structures actuelles sont réduites à néant par un puissant lobbying effectué par les acteurs actuels qui préfèrent le statu quo, à caractère monopolistique», indique le rapport.

Echec cuisant

Pour la Chambre des Mines, il n’y a guère eu de progrès durant l’année 2015. « Ni sur le terrain, l’offre n’ayant quasi pas augmenté, ni sur le plan de l’exécution de la libéralisation des secteurs de production et de distribution de la force motrice », précise – t – elle. Malgré l’importance et l’urgence, apprend – t – on, l’initiative de création d’un groupe de travail entre la Chambre des Mines et le groupement OLT1, initiée dans le cadre du projet Inga 3 n’a plus progressé depuis le mois de Septembre.

Il en est de même pour l’introduction d’un opérateur de réseau tiers, géré par une société non- étatique. Il est évident que le secteur énergétique ne pourra progresser que lorsque le climat sera devenu plus attractif pour des investisseurs privés qu’ils soient nationaux ou internationaux.

Des solutions alternatives

La privatisation de certains modules du secteur, selon des formules de type BOT (Build, Operate & Transfer) pourraient être recherchées et encouragées, préconise la Chambre des Mines.  De même, des projets d’efficacité énergétique telles que celui mené avec succès à Lubumbashi, qui a engendré des économies de 32 MW, doivent être élargis de toute urgence à d’autres centres urbains dans les deux régions du sud et de l’ouest.

Les projets futurs devraient inclure l’utilisation de lampes LED et de compteurs avec pré-paiement afin d’assurer leur viabilité financière. A l’instar du projet hydroélectrique qui a vu le jour à Bukavu avec le financement d’Howard Buffet, un philanthrope américain, « d’autres initiatives privées pourraient fort heureusement se mettre en place tant dans cette région que dans les nouvelles provinces issues de l’ancien Katanga », annonce le patronat.

A LIRE : Industrie minière en RDC, Rapport Annuel 2015

Diversification des sources d’énergie

Le secteur aurifère gère de manière tout à fait autonome son problème énergétique ce qui fait que son expansion n’est pas compromise contrairement au secteur cuprifère dont la dépendance obligée vis-à-vis de l’opérateur national est quasi-totale, expliquant ainsi sa vulnérabilité et sa faible performance.

Pour la Chambre des Mines, l’installation de nouvelles capacités de production devrait être utilisée pour assurer une diversification des sources d’énergie. Le manque de pluie en Zambie au cours des dernières années commence à produire des conséquences importantes sur la production d’énergie et donc du cuivre. Il y a aussi un effet boule de neige que les minier ont connu en RDC en raison du manque de puissance disponible importée du SAPP (Southern African Power Pool). Dès lors, des projets tels que la centrale thermique au charbon de Luena et la centrale au gaz dans le Bas-Congo, doivent être encouragées.

Pas d’accès d’électricité pour 85 % de congolais

Conscients de cette réalité, les opérateurs miniers sont disposés à veiller autant que faire se peut, à ce que les investissements qu’ils effectuent dans le domaine de l’énergie pour leurs besoins industriels soient accompagnés d’un quota réservé à la population, pour autant que le paiement de l’électricité fournie puisse être garanti, par exemple par le biais de compteurs prépayés.

L’électrification du pays implique au préalable une augmentation sensible de l’offre tant pour les besoins industriels que pour les besoins de la population. Pour arriver à un résultat rapide et tangible dans le domaine, il faudra changer considérablement les mentalités afin d’ouvrir en grand la porte pour les investisseurs institutionnels et privés.

Le Chambre des Mines entend poursuivre ses efforts de dialogue constructif avec toutes les parties prenantes afin d’améliorer petit à petit la situation. Elle n’a, malheureusement, pas le choix, conclu – t – elle.

Eric TSHIKUMA/Zoom Eco

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