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Afrique : les pays du continent n’engrangent en moyenne que 40% des recettes de leurs ressources naturelles (rapport)

Dans son rapport intitulé « Africa’s Ressources Future », la Banque mondiale révèle que les pays africains n’engrangent en moyenne que 40% environ des recettes qu’ils pourraient potentiellement tirer de leurs ressources naturelles.
Le rapport souligne encore que la plupart de ces pays sont plombés par une croissance atone et une dette élevée.
Toutefois, note le rapport, les Gouvernements pourraient plus que doubler les recettes tirées des minerais, du pétrole ou du gaz en adoptant de meilleures politiques, en mettant en œuvre des réformes, en investissant pour améliorer l’administration des finances publiques et en favorisant une bonne gouvernance.
« La perspective d’une augmentation des recettes est particulièrement bienvenue dans des pays qui sont dans l’incapacité de réaliser des investissements de développement pourtant indispensables, en raison du coût élevé des emprunts et du service de la dette. », indiquent les experts de la Banque mondiale.
Qualifiés de malédictions par le rapport de la Banque mondiale, les minéraux, le pétrole et le gaz représentent au moins un tiers des exportations de la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, mais ces derniers ont eu du mal par le passé à convertir cette richesse en croissance durable.
La dépendance de la région aux cours mondiaux des matières premières a conduit à une gestion inadaptée des ressources publiques lorsque les prix sont élevés, et à des crises économiques et budgétaires quand ceux-ci chutent.
Cependant, pour conjurer cette « malédiction » des ressources naturelles, les experts de la Banque mondiale appellent les décideurs politiques, outre la nécessité de capter l’intégralité de la valeur des rentes tirées des ressources, à attirer les investissements du secteur privé.
Dans cette optique, ajoutent-ils, les Gouvernements devraient se préparer à la prochaine chute des prix des matières premières en investissant ces recettes dans le capital productif, c’est-à-dire dans la santé et l’éducation et dans les infrastructures qui sont à la base d’une économie plus diversifiée et résiliente.
Parmi les autres recommandations de la Banque mondiale figure également la mise en œuvre de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui prévoit l’élimination progressive de 90 % des droits de douane au cours des cinq à dix prochaines années.
























