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RDC : Félix Tshisekedi engage la réforme de l’Inspection générale du travail

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé d’engager une réforme de l’Inspection générale du travail (IGT), qu’il considère comme un levier essentiel pour améliorer l’application de la législation sociale et accompagner la modernisation du marché de l’emploi.
Cette orientation a été arrêtée lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des Ministres, tenue le vendredi 10 juillet 2026.
Dans son intervention, le Chef de l’État relève que l’Inspection générale du travail remplit une mission centrale de contrôle des relations professionnelles, mais que son action reste freinée par des insuffisances institutionnelles, organisationnelles, financières et logistiques.
La note du Gouvernement indique que ces contraintes limitent sa présence sur le terrain et réduisent l’efficacité des missions de contrôle.
Le document souligne par ailleurs que l’Inspection générale du travail demeure « un instrument essentiel de régulation du marché de l’emploi ».
Pour remédier à cette situation, le Président Félix Tshisekedi a chargé le Gouvernement, sous la coordination de la Première Ministre, de conduire une réforme globale de l’institution. Le Ministre de l’Emploi et du Travail travaillera avec les Ministres des Finances, du Budget, de la Fonction publique et les autres services concernés afin de mettre en œuvre les différentes mesures.
Le compte-rendu explique que cette réforme portera notamment sur le renforcement de l’autonomie administrative et financière de l’Inspection générale du travail, l’amélioration des conditions de travail et de rémunération des inspecteurs ainsi que la modernisation de leurs outils d’intervention.
Il précise également que « les insuffisances institutionnelles, organisationnelles, financières, logistiques et opérationnelles » de l’IGT appellent des réponses structurelles pour améliorer son efficacité.
Le Gouvernement devra également accélérer la digitalisation des procédures, mettre en place une base nationale des inspections, développer des outils numériques de suivi et renforcer la formation des inspecteurs afin de mieux répondre aux réalités des principaux secteurs d’activité.
Le Président Félix Tshisekedica demandé en outre une harmonisation des méthodes de contrôle et des sanctions pour garantir une application uniforme de la législation sociale sur l’ensemble du territoire.
Comme l’indique la source, cette réforme vise aussi à « renforcer durablement les capacités opérationnelles de l’Inspection générale du travail ».
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le Gouvernement pour améliorer la gouvernance du marché de l’emploi.
À mesure que la RDC cherche à attirer davantage d’investissements et à promouvoir la création d’emplois, les autorités estiment qu’une administration du travail plus moderne et plus efficace constitue un élément important pour garantir le respect des règles sociales et offrir un environnement plus prévisible aux employeurs comme aux travailleurs.
Pour les spécialistes du marché du travail, une Inspection générale du travail performante ne protège pas uniquement les salariés. Elle contribue aussi à sécuriser les entreprises en assurant une application équitable des règles sociales.
Les experts estiment qu’une administration mieux équipée, davantage numérisée et présente sur le terrain peut réduire les conflits sociaux, limiter les pratiques irrégulières et améliorer le climat des affaires. Ils rappellent toutefois que l’efficacité de cette réforme dépendra des ressources qui seront effectivement mobilisées et de la capacité de l’IGT à exercer ses missions avec indépendance, professionnalisme et régularité.
Flory MUSISWA
























