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Kinshasa : une accalmie s’observe au marché de change après la grande spéculation !

Une certaine accalmie s’observe depuis la journée de mardi 4 août 2020, après la spéculation du week-end étendue jusqu’à lundi 3 août. Les taux changeurs de monnaies s’harmonisent de plus en plus sur toutes les places de change de Kinshasa.
Au parallèle, le taux était fixé le mardi 4 août jusqu’au matin du mercredi 5 août autour de 1 800 à 1 900 CDF le dollar contre le taux affiché l’avant-midi à 1 973 CDF le dollar.
Les cambistes fixés sur le taux à appliquer, sont en mesure d’effectuer toutes les transactions à savoir : achat et vente de dollars comme de francs congolais.
Dans les banques, le taux affiché est celui de 1 900 CDF pour le dollar et, là également, les transactions en franc congolais ont repris normalement. Une suspension temporaire qui a été décriée par des clients notamment les agents et fonctionnaires de l’Etat qui étaient dans l’incapacité de toucher leurs salaires.
D’après Jean Louis Kayembe, directeur général en charge de la politique monétaire et opérations bancaires, ce comportement n’est pas logique.
« Les banques commerciales doivent chercher les francs congolais comme nous avons annoncé une adjudication ce mercredi 5 août 2020. Et en date du vendredi dernier, les banques d’une manière générale, accusaient une possession négative en plus ou moins 33 à 35 milliards de francs congolais. C’est donc une situation de resserrement. Car, le 22 avril les banques avaient une situation excédentaire de 300 milliards de franc congolais, une surliquidité en fait », a-t-il précisé.
Et depuis ce resserrement causé par la Banque centrale du Congo, les banques commerciales n’ont plus dépassé la barre de 100 milliards de CDF, sauf à la paie où elles ont atteint 30 milliards de CDF.
Cette accalmie devra donc être capitalisée. De son côté, la Banque centrale s’engage à continuer à surveiller la liquidité dans les banques, éviter des injections de liquidité qui ont une contrepartie notamment les crédits ou avances faits à l’Etat.
Jean Louis Kayembe : « l’appréciation du franc congolais est consécutive à des mesures d’encadrement de la Banque centrale du Congo »
Aussi, devrait-elle également contrôler la masse monétaire qui est son objectif opérationnel. Le marché de change (l’offre et la demande) devrait constamment être surveillé pour savoir s’il y a suffisamment de devises par rapport aux besoins des importateurs.
« Nous avons suffisamment de réserves jusque-là. Nous avons en termes des avoirs extérieurs, 1,4 milliard de dollars américains et en termes de réserves internationales, nous avons autour de 850 millions USD. Et donc, nous avons suffisamment des liquides pour parer à toute éventualité sur le marché de change. Et en cas de problème de balance de paiement, nous pouvons solliciter l’appui de la balance de paiement auprès de Fonds monétaire international », a rassuré Jean Louis Kayembe.
Toujours dans le souci de capitaliser ces acquis, la population est appelée aussi à contribution. Elle est invitée à ne pas créer la surliquidité du franc congolais sur le marché en cherchant des devises.
Par ailleurs, les entreprises de télécoms sont mises en garde à ne pas pratiquer un taux de change au-delà du taux indicatif.
Nadine FULA
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