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Finance

RDC : 250 millions USD de la Banque mondiale pour l’électricité, cap sur un programme de 1 milliard USD

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Le Gouvernement congolais accélère la transformation du secteur énergétique.

Devant la Commission ATI-NTIC de l’Assemblée nationale, le Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a présenté les avancées enregistrées, marquées notamment par la mise en service de la centrale hydroélectrique de Kakobola et la mobilisation de financements structurants.

Au cœur de cette dynamique figure la validation d’un financement de 250 millions de dollars par la Banque mondiale pour la première phase du Programme de développement intégré (PDI3), un projet global estimé à 1 milliard de dollars. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à accroître l’offre énergétique et à soutenir la croissance économique.

Une montée en puissance des infrastructures énergétiques

La mise en service de la centrale de Kakobola, d’une capacité de 10,5 MW, constitue une avancée concrète dans l’amélioration de l’accès à l’électricité, notamment dans la province du Kwilu, où des milliers de ménages sont désormais desservis. Ce type d’infrastructure illustre la volonté du Gouvernement de combiner projets structurants et solutions de proximité.

Au-delà de Kakobola, les autorités entendent accélérer la mise en œuvre de projets énergétiques à fort impact, dans un pays dont le potentiel hydroélectrique est estimé à 167.000 MW, répartis sur plus de 3
000 sites.

L’enjeu, selon le Ministre, réside désormais dans la transformation de ce potentiel en capacités effectives de production.

Réformes, régulation et partenariats au cœur de la stratégie

Les échanges avec les députés ont également porté sur la structuration du secteur, notamment à travers :

– le déploiement de la politique d’électrification rurale pilotée par l’ANSER ;
– le rôle de régulation confié à l’ARE ;
– la mise en œuvre du Compact énergétique, cadre de réformes visant à attirer des investissements ;
– les défis liés à la SINELAC et à la problématique des dettes croisées.

Cette approche traduit une volonté de renforcer la gouvernance du secteur tout en améliorant sa viabilité financière, condition essentielle pour attirer les capitaux privés.

Un levier stratégique pour la croissance économique

Le secteur de l’Electricité demeure un maillon clé de la transformation économique de la RDC, notamment pour soutenir l’industrialisation et le développement du secteur minier, fortement dépendant de l’énergie. Le déficit énergétique actuel continue de freiner le plein potentiel de production industrielle, obligeant certains opérateurs à recourir à des solutions alternatives coûteuses .

Face à ces défis, l’Exécutif national mise sur une combinaison d’investissements publics, de partenariats public-privé et de réformes structurelles pour améliorer durablement l’offre énergétique.

Vers une accélération des investissements

À travers le PDI3 et les autres projets en cours, le Gouvernement congolais affiche une ambition claire : faire de l’électricité un levier de compétitivité économique et d’attractivité pour les investisseurs.

La mobilisation des financements internationaux, conjuguée à la mise en œuvre des réformes, devrait ainsi permettre à la RDC de franchir un cap décisif dans la modernisation de son secteur énergétique et dans la valorisation de son immense potentiel.

E. M

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