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Finance

RDC : 3,4 milliards USD en 2026 pour soutenir la relance économique, les provinces ciblées

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Le projet de loi des finances pour l’exercice budgétaire 2026 consacre une enveloppe substantielle aux transferts et interventions de l’État, traduisant la volonté du Gouvernement de soutenir la relance économique, d’assurer le fonctionnement des provinces et de respecter les mécanismes de rétrocession prévus par la Constitution.

Selon les données budgétaires, ces dépenses sont évaluées à 8 533,8 milliards de francs congolais (CDF), soit un montant équivalent à plus de 3,4 milliards de dollars américains. Elles représentent 17,4 % des dépenses du budget général et enregistrent une hausse significative de 22,2 % par rapport à leur niveau de l’exercice 2025, chiffré à 6.985,1 milliards de CDF.

Cette progression traduit l’importance accordée par l’État aux interventions économiques et institutionnelles dans un contexte marqué par les défis de la croissance, de la décentralisation et de la gouvernance financière.

Dans le détail, ces crédits budgétaires couvrent notamment les interventions de l’État en faveur de la relance de l’économie, à travers divers mécanismes de soutien aux secteurs productifs et aux actions à impact économique et social. Ils prennent également en compte le fonctionnement des provinces, conformément aux principes de la décentralisation administrative, ainsi que la rétrocession des recettes aux entités concernées.

Les transferts prévus concernent aussi les administrations financières et l’Inspection générale des finances (IGF), appelées à jouer un rôle central dans la mobilisation, le contrôle et la gestion des ressources publiques.

Par ailleurs, cette enveloppe intègre plusieurs charges sociales de l’État, dont la quote-part patronale destinée à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour les agents publics, le financement des bourses d’études, les dépenses liées à la mise à la retraite des agents de l’État, ainsi que le remboursement de la TVA aux opérateurs économiques.

À travers cette allocation budgétaire, le Gouvernement entend renforcer la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers, soutenir l’action publique au niveau central et provincial, tout en créant un environnement plus favorable à l’activité économique.

La mise en œuvre effective de ces crédits, leur traçabilité et leur impact réel sur l’économie nationale et les finances provinciales resteront toutefois des enjeux majeurs tout au long de l’exercice budgétaire 2026.

Mitterrand MASAMUNA

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